AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Away from the Sun {Wayne}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar



Messages : 201
Crédits : Datura & Tumblr
Groupe : Lycans

MessageSujet: Away from the Sun {Wayne}   Mar 24 Avr - 0:07



Je les avais suivi, bon gré, malgré jusqu’au Hairy Dog, je savais qu’ils avaient besoin que l’on fasse autre chose que comploter chaque fois que nous étions ensemble et pour cause, nous étions bien plus que des compagnons de misère, nous étions des amis et ils avaient besoin de souffler. Contrairement à moi, leur vie ne s’était pas totalement effondrée et ils arrivaient encore à trouver des moments de réconfort dans les plus insignifiantes choses et je les félicitais pour ça, je n’en étais plus capable depuis que j’avais enterré mon propre fils. Je ne leur demandais pas de confiance et encore moins d’avoir pitié, seulement de me laisser un peu de temps pour me faire à l’idée que le monde entier ne pouvait pas partager ma peine, la perte d’un enfant était terrible mais pour eux, la vie continuait et il devait en être de même pour moi, sinon jamais je ne serais capable de mener à bien notre projet fou. Il fallut toute l’habileté de mon bras droit pour me convaincre du bien-fondé d’une telle sortie, que ce ne serait pas une perte de temps et que pour une fois, je me sentirais moins coupable de picoler avec d’autres que toute seule, devant une vieille photo de Bran et de moi. Le fait qu’il me balance cette vérité là au visage me blessa, plus que je ne l’aurais voulu, preuve que je n’étais pas la femme invincible et insensible pour laquelle j’aimais me faire passer. J’étais un véritable déchet et pour le moment, toute la haine et la hargne que je nourrissais, m’empêchait de le montrer, on pensait probablement que je buvais autant pour me donner du courage mais je ne pouvais mentir aux gens qui me connaissaient depuis des années. Ils savaient que je n’avais jamais été portée sur l’alcool et que c’était pour moi un substitut, un antidépresseur, un bon moyen de ne pas péter une durite pour de bon et organiser un suicide panifié ; à savoir me jeter sur les premiers membres du SUNH venus pour les réduire à néant jusqu’à ce que l’on vienne pour me mettre hors d’état de nuire. Mais ça c’était si j’avais de la chance, sinon, je terminerais dans un laboratoire pour être un cobaye jusqu’à ce que je leur aie livrés tous mes secrets et qu’ils puissent me tuer pour de bon. J’avais besoin qu’on me secoue, qu’on me ramène à la réalité et Caleb le fit parfaitement bien, avec un ton détaché qui lui épargna l’une de mes crises de colère, celles qui me prenaient depuis le terrible incident et qui n’avaient jamais été un trait de mon caractère.

Même si la bouteille était devenue l’une de mes meilleures amies, je veillais à constamment être présentable, ainsi, avant de quitter mon bureau, je jetai un œil à la glace derrière la porte pour remettre de l’ordre dans ma tenue, ranger derrière mon oreille une mèche récalcitrante et me mettre un peu de rouge à lèvres. Je fus silencieuse tout le long du chemin et m’installai à une place qui me fut attribuée sans prononcer le moindre mot. Je n’avais pas envie d’être ici, je ne voulais pas m’amuser alors que mon bébé avait rendu l’âme et ne pourrait jamais réellement goûter aux joies de la vie, il n’avait pas eu la chance de les découvrir, de faire ce que tout homme est amené à faire un jour. Il était parti trop tôt et ça me fendait le cœur chaque fois que j’y pensais. Si bien que je finis par enchaîner les verres de bière puis je leur fis commander quelque chose de plus fort pour éteindre les souvenirs et me perdre dans les conversations qui allaient bon train autour de la table. Je finis par me décoincer, riant aux éclats aux blagues pourries de mes amis qui en rajoutaient une couche, ce à quoi je répondais par d’autres éclats de rire. Et ce jusqu’à ce que ce soit à mon tour de me rendre au bar pour payer ma tourner. Cela faisait plusieurs fois que j’appelais un serveur ou une serveuse mais le bar était bondé et ils étaient débordés, je finis par prendre le parti d’y aller moi-même et de tout ramener avec mes petits bras musclés, essayant de faire fi de l’odeur d’humain qui m’emplissait les narines et qui venait des tables près de la porte d’entrée. Je n’aimais pas savoir qu’ils se trouvaient parmi nous et encore moins qu’ils soient autorisés à s’installer dans les mêmes endroits que moi pour se détendre mais que voulez-vous ? Wayne était un enfoiré de vendu et je devais m’y faire. La dernière fois que nous nous étions vus, cela s’était terminé par une violente dispute, j’avais fait un beau trou dans son mur avec mon poing avant de quitter l’appartement, non sans l’avoir copieusement insulté et promis que je ne mettrais plus jamais les pieds chez lui, pour rien au monde. Son bar ne comptait pas, ça allait de soi, je me voyais mal me foutre à poil en plein milieu d’une pièce vide pour faire des cochonneries sur son bar, comme on avait pu le faire par le passé, avant tout ça, quand j’avais encore les attributs d’une femme bien. J’espérais tomber sur l’un de ses employés, pour m’épargner toute situation gênante, ainsi, je m’accoudai au bar, jouant avec mes billets jusqu’à ce que l’on se poste face à moi et je n’eus qu’à renifler pour savoir que c’était lui. Quelle putain de poisse. Comme à mon habitude, j’allais la jouer indifférente, c’était ce que je faisais le mieux et de toute façon, j’étais certaine que ça lui allait parfaitement et qu’il ne tenait pas à ce que mon sale caractère ravage son appartement à nouveau.

« Deux bouteilles de vodka, une de téquila et trois pichets de bière, s’il-vous-plaît ! » demandé-je en le regardant les yeux

Nos rapports n’étaient un secret pour personne, il était difficile de garder quoi que ce soit sous silence dans le district mais ça m’importait peu, tant que le reste restait mon espace privé, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Plutôt que de me servir ce que je lui avais demandé, il resta appuyé contre le bar, à me fixer comme si mon visage était déformé ou bien en fusion, cela ne manqua pas de me foutre en rogne.

« Qu’est-ce qu’il faut que je fasse pour être servie dans ce putain de bouge, que je danse à poil sur les tables. Donne-moi ce que je veux Wayne et arrête de faire chier, si quelqu’un a quelque chose à se reprocher ici, c’est toi et certainement pas moi ! »

Pour la douceur, je repasserai plus tard mais il l’avait cherché, non ? NON ?


Dernière édition par Cantara Garver le Mar 24 Avr - 1:24, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



Messages : 134
Groupe : LYCANTHROPE
Immatriculation : LG00WG17072005D7

MessageSujet: Re: Away from the Sun {Wayne}   Mar 24 Avr - 1:11

L’happy Hours… Les trois heures les plus longues de la journée pour lui comme pour ses employés surchargés de travail. C’était d’ailleurs le seul moment où ils tournaient à quatre pour satisfaire tous les clients qui venaient s’entasser dans le bar. La musique ne parvenait pas à couvrir la rumeur des conversations qui allait bon train et auxquels Wayne se mêlait de temps à autre pour faire bonne figure et contenter tout le monde. Les clients heureux qui se sentaient écoutés avaient tendance à donner de plus gros pourboires et à s’attarder d’avantage pour consommer plus.
Mais le gérant se moquait pour le moment pas mal de ce qui pouvait se passer dans la tête ou la vie de ses habitués, ou même du revenus qu’allait générer ces quelques heures de surcharge de boulot. Tout ce à quoi il pouvait penser : c’était à Danhiel. Que faisait-il ? Où était-il en ce moment ? Etait-il en sécurité ou encore en train de s’attirer des problèmes quelque part dans le district ? Là ou bien ailleurs…
Ce gamin allait finir par le rendre totalement cinglé et par réellement lui attirer des problèmes. Il y avait d’abord eu cet accrochage avec Cécile qui aurait pu très mal tourné s’il n’avait pas songé à prévenir les membres du SUNH qui squattaient près de son bar que quelque chose allait possiblement arriver au fils humain d’un des membres de leur organisation. Son geste n’avait pas été cautionné par sa propre communauté et il avait perdu quelques clients et un peu de crédibilité avec cette affaire, ce qui ne l’aurait pas empêché de remettre le couvert en cas de besoin. D’ailleurs, il allait falloir qu’il planche bientôt avec sérieux sur une solution au problème Cécile… Pour le moment, le lycanthrope était en cellule pour agression sur un humain et trouble à l’ordre du District 7, mais il finirait par sortir… Et il allait vouloir lui faire la peau, c’était certain. L’avantage avec ce grand crétin plein de violence, c’était qu’il était du genre à vouloir se venger lui-même : Wayne n’avait donc pas à surveiller constamment ses arrières dans la crainte de voir un homme payé par ses soins venir l’étriper. Mais il s’était fait d’autre ennemi en faisant enfermer le lycan.

Bordel, Danhiel…

« Hey ! Tu m’écoutes ? »

Le barman sursauta et releva son regard clair sur son employée qui le fixait avec un mélange d’inquiétude et d’agacement. Il lui servit un de ses sourires pour pub de dentifrice et lui accorda son attention, reléguant l’adolescent à problèmes dans un coin de son cerveau en ébullition ce soir.

« J’ai besoin d’ma pause. Genre tout de suite »
« OK. J’te remplace au bar. Fais vite, on est en plein rush »
« Ouais, ouais »

La jeune femme disparus dans un battement de cil et Wayne abandonna sa place dans la petite cuisine derrière le bar pour prendre place au comptoir. Il débarrassa quelques verres vides qui trainaient sur sa surface boisée et humide pour les entasser dans une caisse en plastique qu’il remmènerait dans la kitchenette avec lui tout à l’heure pour un peu de vaisselle. Il servit une pression à Russell, le fou du jukebox qui avait déjà un coup dans le nez, puis répondit à l’appel silencieux d’un client. Une cliente en fait, qui avait toujours été un peu plus que ça…

Elle aussi elle le rendait dingue. Décidément, cet Happy Hours était interminable. Il s’approcha de Cantara et appuya ses deux mains sur sa partie du comptoir, un peu rabaissée par rapport au bar lui-même. Son regard clair se planta dans celui de la jeune femme qui se faisait plus fuyant. De toute façon depuis que c’était arrivé, elle ne paraissait plus supporter de se trouver dans la même pièce que lui et n’aspirait qu’à lui échapper.
Il ne pouvait pas vraiment la blâmer, la jeune femme à la silhouette plantureuse venait de traverser (traversait encore) de terribles épreuves. Wayne ne pouvait pas imaginer ce qu’elle ressentait depuis la disparition de son unique enfant, aussi attaché à lui qu’il ait pu être. N’empêche qu’être son défouloir devenait lassant…

« La dernière chose dont j’ai besoin, c’est d’une émeute dans mon bar et on sait tous les deux que la révélation d’un seul de tes magnifiques seins allumerait un incendie que je serai incapable de maitriser… » la flatta-t-il d’un ton pourtant neutre, sachant pertinemment que ce genre de remarques ne lui attirerait que ses foudres.

Il préférait passer sous silence toute cette partie chiante à propos de sa culpabilité dans l'échec cuisant de leur relation, certes purement sexuelle mais tout de même...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



Messages : 201
Crédits : Datura & Tumblr
Groupe : Lycans

MessageSujet: Re: Away from the Sun {Wayne}   Mar 24 Avr - 22:37


Rappelez-moi déjà ce que je foutais ici ? Ah oui, sous l’impulsion de mes chers amis, j’étais venue pour décompresser et m’amuser un peu mais visiblement, c’était loupé. Du moins ça aurait pu très bien se passer si j’avais envoyé quelqu’un d’autre avec mon fric pour passer cette putain de commande. J’aurais dû m’en douter que c’était trop beau de passer une soirée sans avoir à supporter sa face. Connaissant ma poisse légendaire, il n’aurait pu en être autrement. J’aurais pu fuir et abandonner la partie mais c’était mal me connaître, j’adorais les emmerdes plus qu’il n’y paraissait, sans doute parce que chaque fois que ça dégénérait, je repartais victorieuse, certes il s’agissait de victoires de pacotille entre piliers de comptoir mais ça avait le don de me remettre d’aplomb pour quelques jours. J’étais une compétitrice née et à mes yeux, toute victoire était bonne à prendre, même les plus médiocres. Entre femelles, il n’y avait aucune difficulté, je remportais la mise avec une facilité déconcertante mais il en allait autrement quand je me retrouvais face à un mâle et à toute sa virilité exacerbée et son trop grand besoin de l’exprimer par une domination totale sur tout membre de la gente féminine se trouvant dans les parages. Il n’y avait rien qui me mettait plus en boule que ce genre de types imbuvables qui se croient supérieurs du fait de leur sexe. Mais avec Wayne, c’était une autre histoire, il savait beaucoup de choses sur moi, surtout comment m’apaiser en quelques mots et quelques caresses et je détestais qu’il puisse avoir un tel pouvoir sur moi, personne n’avait le droit de me faire ça sans mon consentement et le jour où je serais d’accord pour déléguer le contrôle de quoi que ce soit, à n’importe qui, n’était pas encore arrivé. J’avais justement choisi ce genre de relations sans lendemain pour éviter de me retrouver en position de dominée, j’aimais avoir les rênes, j’aimais commander et décider et Gallagher en avait assez conscience pour m’emmerder dès qu’il le pouvait, pour me foutre les nerfs en pelote avec son petit sourire de mec super intelligent qui me donnait envie de lui péter les dents à coups de pompes. Me provoquer était son passe-temps favori, principalement quand nous étions en période de froid, ce qui nous était déjà arrivé à de nombreuses reprises, jusqu’à ce que l’un d’entre nous rompe la distance et fasse ce que l’autre mourrait d’envie de faire et que sa fierté l’empêchait de réaliser. Je n’étais pas franchement fière de ces épisodes mais je faisais de mon mieux pour les oublier, comme je tentais d’oublier tout ce qui m’incommodait et me mettait terriblement mal à l’aise.

Bordel de bordel ! Si cela n’avait pas été lui, il y aurait eu bien longtemps que mon poing serait parti tout seul, au lieu de ça, mes yeux se plissèrent sous le coup de la colère pour ne former que deux fentes alors que je sentais mes mains trembloter, envahies par l’envie de s’abattre sur sa jolie petite gueule de premier de la classe. Si ça devenait compliqué même avec mes plans cul, j’allais finir par m’abstenir de m’adonner à ce genre d’activité. Il n’y avait pas moyen d’avoir la paix ne serait-ce que cinq minutes ? Non, c’était trop demandé ? Vraiment ! Parfait ! Il voulait jouer, j’allais jouer mais il ne pourrait pas dire qu’il n’était pas prévenu, j’étais capable de tout et surtout du pire, s’il retrouvait son bar sans dessus-dessous, il ne pourrait pas m’en blâmer, il l’avait cherché. Oui, je me devais de m’en convaincre pour rendre les choses plus faciles, parfois, la femme gentille que j’étais autrefois revenait à la charge et me rendait cinglée, du moins plus que je ne pouvais l’être à la base. Je me mordis l’intérieur de la joue et me retins de l’insulter copieusement, comme je l’aurais fait en temps normal avec un autre abruti de son espèce.

« Donne-moi ce que je t’ai commandé et ferme-la, MERCI ! »

Je détournai les yeux, si nous commencions à nous affronter du regard, ça allait finir en baston, du moins j’allais lui sauter à la gorge et je ne voulais pas de ça ce soir, je ne voulais pas me mettre en colère et pour ça, il fallait absolument que j’appelle au calme la louve qui s’agitait dans mes entrailles et ne demandait qu’à faire un carnage. Je ne pouvais pas toujours régler par la violence, surtout pas quand j’avais trop bu pour ma propre sécurité. Non, ce que je devais faire, c’était prendre l’alcool qu’il me servirait gentiment et en ingurgiter jusqu’à ne plus pouvoir marcher. Oui, ça me semblait être la meilleure des idées.

« Gallagher, si tu ne me sers pas ce que je t’ai demandé, tu vas finir par voir mes seins parce que je vais t’étouffer avec. Arrête de m’emmerder, pour une fois ! »




Dernière édition par Cantara Garver le Mer 25 Avr - 1:38, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



Messages : 134
Groupe : LYCANTHROPE
Immatriculation : LG00WG17072005D7

MessageSujet: Re: Away from the Sun {Wayne}   Mer 25 Avr - 0:53

La première fois qu’il avait croisé la route de Cantara, le lycanthrope s’était fait la remarque qu’il vaudrait mieux pour son matricule et son avenir, s’il en voulait un, être l’amant de cette beauté sauvage que son ennemi... Les années et récits de ses exploits – si tant est qu’on puisse appeler ça comme ça – l’avait conforté dans cette idée et il n’était franchement pas mécontent de se trouver dans son lit plutôt que sous ses griffes acérées. Oh bien sûr, il était arrivé pendant leurs ébats qu’elle se laisse un peu emporter par l’excitation et que le gérant du Hairy Dog se prenne quelques coups d’ongles, mais dans l’ensemble, il s’en était plutôt bien tiré jusque là et pouvait se féliciter de sa clairvoyance.
Sauf qu’à la mort de Bran, tout avait changé et à présent, il n’était plus sûr de rien et ne savait pas sur quel pied danser en sa présence. Elle parvenait pour l’instant à se maitriser, mais il savait qu’un jour, s’il n’y mettait pas un tant soit peu du sien, les choses déraperaient. Cela dit, Wayne n’avait jamais été du genre à s’écraser et préférait rire à la face du danger plutôt que de le fuir et jouer les lâches.
Pourtant, c’était ce que la louve lui reprochait : sa lâcheté. Apparente lâcheté, voulait-il toujours rétorquer, sans jamais prendre la peine de lui exposer son point de vue. Pas forcément parce qu’il ne voulait pas se donner cette peine, mais parce qu’elle était tout sauf réceptive. C’était un de ses gros problèmes : Cantara ne savait pas écouter. Elle agissait toujours de manière impulsive et préférait aboyer, mordre et griffer avant de se poser un instant pour se poser les bonnes questions et les exposer à son interlocuteur. Ce côté brute de décoffrage, sauvage, ne lui plaisait qu’en position horizontale…
Wayne regrettait le temps où ils étaient capables de communiquer d’un simple regard, de deviner les besoins de l’autre d’un simple effleurement, où leurs idées s’accordaient sans qu’ils aient à fournir le moindre effort en ce sens. Il regrettait l’époque où tout était simple. Mais il se voyait mal reprocher à la jeune femme d’être en deuil ou lui demander de passer à autre chose maintenant.. Son monde avait été défiguré avec une barbarie sans nom, elle-même avait été transformée. On l’avait brisée en tuant son petit garçon et Wayne devait s’accommoder tant bien que mal des restes qu’on avait bien voulu lui laisser. Ca ne lui allait pas, mais elle n’avait rien demandé et il ne pouvait décemment pas se plaindre.

Sa mutation n’était pas comparable à la perte d’un enfant, même si, en un sens, il avait été le témoin malencontreux de la mort d’un être qu’il pensait jusque là indissociable à lui-même. On l’avait dépossédé de ce qu’il était, de tout ce qu’il avait connu et il avait dû repartir de zéro. On ne lui avait pas laissé le choix non plus, mais il s’était relevé. Il l’avait fait seul, sans l’aide de personne. Enfin il y avait bien eu l’intervention de la mère de Danhiel, mais on la lui avait arrachée en la tuant alors…
En tout cas, il s’était fait une raison, s’était relevé et façonné un nouveau lui après avoir mit le feu aux restes amochés de son ancienne vie brisée. Le nouveau Wayne était un battant, parfois un peu trop froid à son goût, mais il fallait ce qu’il fallait. S’il y avait bien une personne qui pouvait se remettre de ce genre de traumatisme selon lui, c’était Cantara. Elle avait juste besoin d’un bon coup de pied au cul… Coup de pied que Wayne ne voulait pas lui asséner, par peur des représailles.
Bon, OK, il était peut-être un peu lâche. Disons prudent !

« Thelma et Louise ne me feraient jamais de mal » répliqua-t-il en désignant l’un puis l’autre des seins de la métisse « Et on s’était promis de ne jamais mêler les filles à nos histoires »

Il pouvait presque voir les éclairs dans ses grands yeux sombres et coléreux. Ça allait chier.

« OK, OK ! Va pour les pichets et la tequila, par contre, pour ce qui est de la vodka… Je suis pas sûr que t’en veuille. Le stock a été bloqué à l’entrée du district et j’ai dû utiliser mes contacts pour en récupérer quelques bouteilles. C’est de la vodka sale, si tu vois ce que je veux dire… » glissa-t-il dans un clin d’œil supposément complice, faisant référence à ses ‘amis’ du SUNH à qui il graissait de temps en temps la patte pour lever tel ou tel embargo.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



Messages : 201
Crédits : Datura & Tumblr
Groupe : Lycans

MessageSujet: Re: Away from the Sun {Wayne}   Mer 25 Avr - 16:57



Il était difficile pour moi d’accepter les changements qui s’étaient opérés en si peu de temps, que ce soit dans ma vie ou bien au sein même de ma personnalité, alors je n’y pensais pas, je tentais de rester moi-même et ce en dépit des difficultés que cela me posait. Du moins j’avais l’illusion que j’étais toujours la même personne mais c’était faux, complètement faux. Jamais je ne m’étais montrée agressive, bien sûr j’avais toujours eu un caractère bien trempé mais comment aurait-il pu en être autrement alors que j’étais devenue une mère célibataire à seulement seize ans ? J’étais encore une gamine qui avait elle-même enfanté un petit, ça m’avait fait grandir extrêmement vite et comprendre des choses essentielles, comme le fait qu’on ne pouvait compter sur aucun représentant de la gent masculine, peu importait ce qu’ils voulaient bien raconter et les promesses qu’ils pouvaient faire, dès qu’il était question d’assumer, ils prenaient la poudre d’escampette à la vitesse de la lumière. Ils étaient toujours là pour s’amuser mais jamais pour les responsabilités, solution de facilité, manière de continuer à profiter de la vie sans s’encombrer de détails qui ne concernaient que les femmes. J’avais longtemps cru que mon père était l’un d’entre eux, jusqu’à ce qu’il m’apprenne que ma mère avait catégoriquement refusé qu’il s’approche de moi, de peur qu’il ne me contamine de son virus lycanthrope … Un homme pouvait se sentir père, se découvrir des facultés incroyables mais jamais il ne pouvait partager le même genre de lien qu’une mère tissait avec le petit être qu’elle avait porté neuf longs mois, parfois jusqu’à être à bout de force, puis lui offrait la vie après des heures de travail et d’acharnement pour finalement le protéger les premières années de sa vie, parce qu’il n’était qu’un être en construction, une chose fragile et précieuse. J’avais failli à ma mission première et ça ne cessait de tourner dans mon esprit. Si seulement j’avais su me préoccuper davantage de lui, si je n’étais pas sortie comme je le faisais souvent pour tenter de profiter un peu de la vie, si j’avais été à ses côtés cette fameuse nuit. Autant de questions que je me posais, encore et encore, me faisant porter toute la responsabilité du meurtre de mon bébé. Si les membres du SUNH étaient ceux qui tenaient l’arme qui le fit passer de vie à trépas, j’étais celle qui aurait dû empêcher ça, j’étais celle qui n’était pas là alors qu’il aurait eu besoin de moi, plus que jamais. J’étais l’unique responsable de cette tragédie et c’était la culpabilité qui me rendait aussi agressive. J’avais, à tout prix, cherché des coupables pour me défaire un peu du poids qui pesait sur me épaules mais ça ne fit que l’accentuer, me rendant plus en colère que jamais et plus désagréable encore que je ne pouvais l’être. Ma gentillesse et ma bonté légendaires s’évaporèrent pour ne laisser que l’amertume, de la détresse et un important besoin de décrocher. J’étais désormais une véritable loque et ça me semblait être tout à fait mérité. Les paroles réconfortantes des uns et des autres ne me poussaient que davantage dans cette voie. Ils ne comprenaient pas et je n’avais que faire du fait qu’ils puissent un jour s’imaginer ce que je traversais, je voulais vivre ça seule et l’affronter toute seule. Je n’en sortirais sûrement pas vivante mais je ne voulais avoir à remercier personne.

Effectivement, ces changements drastiques ne me donnaient aucunement le droit de me montrer odieuse mais c’était la seule manière que j’avais trouvée pour extérioriser ce trop plein de tout qui bouillonnait en moi et risquait de me faire exploser si je ne m’accordais pas un peu de répit. Ca me rendait extrêmement antipathique et beaucoup moins tournée vers les autres, comme j’avais pu l’être par le passé. Je n’écoutais personne et partais du postulat que j’étais la seule à avoir raison et que parlementer ne changerait rien à cet état de fait. Autrement dit, il était quasiment impossible d’avoir une conversation avec moi lorsque j’avais décrété quelque chose car je n’en démordais pas et finissais par prendre mes affaires pour me tirer, comme une reine. J’étais horriblement bornée, ce qui rendait sûrement la tâche de Gallagher plus compliquée encore. Je l’avais accusé à tort et à travers, certaine d’avoir visé juste, ne parvenant pas à croire j’avais été capable de coucher avec un lycan qui préférait sa situation actuelle faite de petits trafics plutôt qu’une éventuelle liberté par les armes. Ca semblait aussi fou que stupide et je le méprisais pour cette réserve-là. Je l’avais longtemps mis sur un piédestal, le voyant comme un homme sage et réfléchi, au lieu de ça, il n’était qu’un planqué. J’ouvrais sans doute trop ma gueule mais il était clair que si lui ne l’ouvrait pas un peu plus pour dire des choses réellement importantes, il pourrait bien crever dans son bar que personne ne s’en soucierait. Surtout pas moi. Mais là n’était plus la question puisqu’il me provoquait ouvertement et comme beaucoup de mes congénères, j’étais à fleur de peau sur le sujet, pour ne pas dire hypersensible et mieux valait ne pas m’attaquer de front si on ne tenait pas à finir déchiqueter dans un coin du district. J’avais le poing serré, prêt à lui être envoyé en pleine gueule mais il finit par céder alors que dans ma tête, je l’avais déjà tué une centaine de fois.

« Un jour, je t’arracherais la langue pour te l’accrocher au front, sois en conscient, ce jour risque d’arriver plus tôt que tu ne le penses ! » le prévins-je

Sa petite histoire me donna un haut-le-cœur et je lui lançai un regard aussi dégoûté que désapprobateur.

« Donne-moi une autre bouteille de téquila, du citron et du sel, plus les pichets de bière. »

Dire qu’il avait préféré continuer trafiquer avec les humains plutôt que de poursuivre notre non relation faite de moments aussi intenses que drôles, soit il était taré, soit il était gay, j’ignorais quelle option je préférais mais cette idée fut assez forte pour me faire ricaner alors que je déposais les billets sur le comptoir.

« Réjouis-toi, la prochaine commande ne sera pas passée par moi et à l’avenir, j’aimerais que tu arrêtes de parler de mes seins, ça sonne vraiment malsain dans ta bouche. J’ai bien compris que ça te manquait mais tu as choisi ton camp et on dirait bien que c’est le mauvais. »

A quoi je jouais au juste ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



Messages : 134
Groupe : LYCANTHROPE
Immatriculation : LG00WG17072005D7

MessageSujet: Re: Away from the Sun {Wayne}   Mer 25 Avr - 17:45

Le barman ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel avec cynisme lorsqu'une moue dégoutée apparut sur les traits de Cantara. Il fallait toujours qu'elle en fasse un peu trop. Avant, à l'époque où elle le traitait comme un égal malgré ses remarques et pas comme un chien galeux, il appréciait ce trait chez elle. Elle vivait tout passionnément et était assez généreuse pour en faire profiter les autres, et lui en particulier. A présent, il trouvait juste ça particulièrement agaçant et grotesque.
Les humains en sentaient pas mauvais et les membres du SUNH pas plus mauvais encore. Pourtant son nez se fronçait chaque fois qu'elle passait près de l'un d'eux. C'était à se demander pourquoi elle fichait encore un pied dans son bar, sachant pertinemment qu'elle y croiserait de toutes les races, jusqu'à l'heure de fermeture du District et le couvre-feu... Plus d'une fois Wayne avait faillit lui demander si elle brûlait ses vêtements après ses passages au Hairy Dog, mais s'en était abstenu à la dernière seconde, la question brûlant le bout de ses lèvres en tout cas.
A quoi bon remuer le couteau dans la plaie et la provoquer gratuitement de la sorte? Qu'est-ce qu'il avait à y gagner à part quelques insultes, un ou deux coups si elle était dans un mauvais jour et la promesse solennelle qu'ils ne remettraient jamais le couvert. pas qu'ils se fassent encore d'illusion à ce sujet, le lycan savait à quoi s'en tenir, mais tout de même...

Il écouta sa rectification de commande et agita discrètement la tête pour lui signaler qu'il avait bien compris. malgré ça, il ne bougea pas d'un iota et continua de lui faire face, les deux mains toujours appuyée sur le comptoir devant lui. D'autres clients assoiffés commençaient lentement mais sûrement à s'impatienter, mais pour Wayne, ils n'existaient plus vraiment. Comme chaque fois qu'elle était là, la louve occupait toutes ses pensées et s'accaparait son attention.
Son sourire mutin toujours aux lèvres, de petites rides aux coins de ses grands yeux toujours rieurs, il reçu sa dernière pique sans ciller. Il n'ne pensait cependant pas moins. Il avait un tas de choses à répondre à ça et une palette de ton utilisables à disposition, mais il s'avait d'avance qu'il fermerait sa grande gueule. Parce qu'à quoi bon ? Parce qu'elle ne comprendrait pas, ne voudrait pas comprendre. Elle avait perdu son fils, c'était sa seule vérité générale à présent. Elle ne pouvait pas comprendre pourquoi on lui avait infligé ça et n'essaierait plus de raisonner maintenant. Plus rien n'avait de sens. Du moins c'était l'idée que Wayne s'en faisait quand il se surprenait à songer à tout ça... Le moins souvent possible, c'était trop déprimant, il se sentait trop impuissant et il détestait quand ça lui arrivait.
On ne lui avait pas vraiment laissé le choix d'un camp malheureusement : c'était bien ça le soucis. Il était un humain, promit à un bel avenir et un lycanthrope lui avait mastiqué l'épaule, le laissant agoniser et se vider de son sang au milieu de nul part. Il était devenu un monstre, avait été renié par sa famille et par l'entièreté de la race humain. On l'avait changé de camp sans le consulter. Les loups natifs ne l'acceptaient pas vraiment, le jugeait plus faible (et dans cet univers, la faiblesse était impardonnable), les humains ne le considéraient pas comme un des leurs. Il était seul, à part. Oh bien sûr, il était toujours bien entouré, il avait des amis, mais pas de camp. Ca lui permettait de naviguer de l'un à l'autre, c'était arrangeant sur beaucoup de points, mais il se sentait comme une vulgaire balle que deux adversaires s'échangeaient... et sans douceur, s'il vous plait.
Ouais... Il avait un tas de trucs à répondre à Cantara, mais n'ouvrit la bouche que pour lâcher un :

« On dirait bien »

Il se détourna ensuite pour répondre à son exigeante demande en matière d'alcool et revint vers elle uniquement pour la dépouiller de ses billets. Il termina de placer les bouteilles dans le seau plein de glaçons prévu à cet effet puis s'attela à servir ses bières à la louve.

« J'vous apporte tout ça à table dès que j'ai deux minutes » lança-t-il simplement en voyant qu'elle patientait toujours, sans lui adresser un regard.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



Messages : 201
Crédits : Datura & Tumblr
Groupe : Lycans

MessageSujet: Re: Away from the Sun {Wayne}   Sam 28 Avr - 21:09



Je tentais de me persuader que j’étais ici uniquement parce que mes amis et compagnons d’infortune m’avaient obligée à les suivre rien de plus, rien qui puisse ternir mon image de chef glaciale et implacable avec qui il valait mieux être d’accord plutôt que de la contredire sans vergogne, pour ne pas finir pourrissant dans un caniveau. Pourtant, je le sentais dans mes entrailles ce petit truc, ce petit picotement qui me prenait chaque fois que j’étais en sa présence et qui me donnait envie de faire des folies, encore et encore, jusqu’à en perdre haleine et surtout jusqu’à perdre la tête. Autant dire que ressentir cette petite étincelle ne me plaisait pas du tout, je refusais d’être l’esclave de mes sens mais il y avait une marge entre le refuser catégoriquement et y être malgré tout soumise. Que je le veuille ou non, j’étais née ainsi, j’étais une lycanthrope et comme tous ceux de ma race, j’étais excessive et j’écoutais davantage mon instinct que ma raison. Nous étions également très territoriaux et c’était bien là mon problème, je voyais Wayne depuis tellement longtemps que ma louve avait fini par intégrer le fait qu’il m’appartenait, j’avais apposé ma marque sur lui involontairement et le fait de ne pouvoir l’avoir me frustrait au plus haut point et agitait la bête en moi, me donnant plus envie de récupérer ce que j’avais perdu plutôt que de le déchiqueter. Dans ces moments-là, je détestais ce que j’étais, parce que j’aurais voulu être seul maître à bord de ma petite personne, ce qui n’était pas le cas tout le temps et quand le loup décidait quelque chose et le désirait avec plus d’ardeur que je le refusais, il finissait par remporter la mise et je n’avais plus qu’à céder à ce qu’il m’ordonnait de faire. Nous nous étions très bien entendus à partir du moment où j’avais décidé de me mettre en chasse, satisfaisant ses désirs de sang et de violence, mais il restait des moments où ma conscience entrait en total désaccord avec ce que cette autre partie de moi voulait, résultat, je me retrouvais en plein combat mental entre ces deux parts de moi qui se déchiraient, j’étais une putain de schizophrène, me rassurant en me disant que la majorité des autres loups devaient traverser les mêmes épreuves que moi et que non, je n’étais pas cinglée à cause de ça, du moins je priais pour.

Je me devais d’être réaliste, il était plus facile de se sentir maître d’un lycan résultat d’une attaque que d’un originel, comme moi, sans doute parce que leur instinct de domination était beaucoup moins fort, tout comme leur puissance et si leur force pouvait être toute aussi impressionnante que celle des autres, ils avaient moins de facilités avec des choses auxquelles nous nous étions habitués avec le temps. A ce niveau-là et en dépit de ce que je pouvais penser des humains, je n’avais jamais eu le moindre préjugé sur mes frères qui n’étaient pas nés comme moi, jamais je ne les estimai comme moins que moi, moins que rien mais je voyais bien le regard de certains de mes congénères quand ils les croisaient, la manière dont ils levaient le menton et cet air dédaigneux qu’ils affichaient. Dans mon monde, il n’y avait pas de vrais ou de faux lycans, nous étions tous dans le même bateau de l’asservissement, des chaînes et du malheur, peu importait la manière dont on était arrivé dans le District 7, ce qui m’importait était que l’on partageait le même combat, la même envie de vengeance et de sang. A mes yeux, ceux qui avaient été attaqués auraient dû réclamer tout ça davantage que nous, ne pas accepter si facilement la fatalité, ne serait-ce qu’en hommage à cette vie qui leur avait été arrachée et au lieu de ça, ils n’étaient pas nombreux dans les rangs des rebelles que je dirigeais. Beaucoup de ceux qui me suivaient avaient connu la liberté et voulaient la retrouver avant de fermer les yeux pour l’éternité, ils voulaient faire payer les êtres humains pour l’esclavage dans lequel ils nous avaient enfermés volontairement, pensant que ça les garderait en sécurité. C’était faux, aucune barrière n’était infranchissable quand on décidait de les abattre, une à une, j’en savais quelque chose. Pour moi, Wayne n’était la moitié d’un lycan uniquement parce qu’il refusait de s’assumer pleinement et d’admettre qu’il avait fini par mépriser les humains autant que nous, il n’était pas un lycan respectable parce qu’il était lâche, ce que nous pouvions nous permettre quand notre loup était partie intégrante de notre personnalité. Je ne le comprenais pas, j’avais pourtant tenté. Mais il semblait avoir tellement de facettes que j’avais fini par m’en lasser, j’aimais les gens vrais et sincères, peu importait que ce soit pour une relation longue durée ou pas, j’avais besoin de savoir que je pouvais leur faire une entière confiance et avec Gallagher, je ne savais jamais sur quel pied danser. Malgré tout et parce que je l’estimais assez, je crus bon d’ajouter après qu’il m’ait demandé de retourner à ma table :

« Tu devrais surveiller tes arrières Wayne, il y a des gens, ici, qui te veulent vraiment du mal et je ne parle pas de moi. »

Je finis par tourner les talons et retournai m’installer avec les autres qui semblèrent déçus de me voir les mains vides, je leur expliquai que ça ne tarderait pas à arriver et me remis dans l’ambiance des conversations. Je traînais assez dans le district pour entendre toutes sortes de choses, assez pour le prévenir, il pouvait bien faire ce que bon lui semblait de ce que je venais de lui annoncer mais le voir mort m’aurait clairement fait mal au cœur, pas au point de le pleurer, pas au point de me lancer dans une révolution pour lui mais au point de me sentir nostalgique. Je ne voulais pas qu’il meurt de la sorte, je voulais qu’il vienne gonfler mes rangs. Il finit par nous rejoindre et déposa le plateau sur la table avant que l’un de mes hommes ne l’interpelle :

« C’est à se demander comment tu arrives à sortir de chez toi ou à te regarder dans la glace, Gallagher. Trafiquer avec des humains quand on en a été un, ça ne devrait étonner personne. »

Cette conversation n’était pas le genre de celles que l’on a quand on veut se détendre, je me redressai sur ma chaise et serrai les dents.

« Carlos, ne fout pas la merde et contente-toi de boire. » lui dis-je avec un calme olympien
« Voyez-vous ça, Cantara au grand cœur qui défend un putain de bâtard, plutôt étonnant venant de quelqu’un qui veut buter tous les humains ! »
« Contrairement à toi, je considère que tous les lycans, peu importe leurs origines, sont nos frères, ce qui ne m’empêche pas de haïr les humains mais continue, je sens que tu as un problème plus profond à mettre en avant, vas-y ! Mais si le but final est de me défier, dis-le maintenant, qu’on gagne du temps et que j’aille te régler ton compte pour te faire comprendre qu’ici, c’est moi le chef et que je n’ai pas gagné ma place en écartant les cuisses, comme la putain que tu traînes partout à ton bras ! »

Mon regard avait déjà changé de couleur alors que les traits de mon visage s’étaient allongés, ayant des airs lupins. Je ne le lâchai pas du regard, cela aurait été un signe de soumission et ma vie et celle de Gallagher aurait été en danger.

« Tu préfères défendre un bâtard et discréditer l’un de tes hommes devant lui, plutôt que de me soutenir ! »
« Je ne soutiens pas la bêtise mais la justice et la liberté ! Wayne, tu devrais partir … »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



Messages : 134
Groupe : LYCANTHROPE
Immatriculation : LG00WG17072005D7

MessageSujet: Re: Away from the Sun {Wayne}   Dim 29 Avr - 17:55

Wayne observa la louve s’éloigner, non sans un pincement au cœur. Malgré tous les coups fourrés qu’il arrivait à Cantara de lui faire, il savait qu’elle pouvait se montrer douce, conciliante, protectrice. Elle l’avait été avec Bran et il avait assisté à quelques beaux moments de faiblesse (du moins ce qu’elle pourrait aujourd’hui considérer comme des preuves de faiblesse) et tâchait de se raccrocher à cela lorsqu’elle se montrait cassante. Mais l’excuse de la disparition de son fils ne lui suffirait bientôt plus, le lycan en avait parfaitement conscience et, aussi dur que cette attitude puisse paraitre, il en allait effectivement de sa propre survie. Il n’y avait rien de plus précieux aux yeux du barman que son existence.
A force de culpabiliser et d’encaisser les remarques désobligeantes, menaces de Cantara, il allait finir par avoir l’air d’un tendre. Et il n’y avait rien de pire pour un loup-garou qu’apparaitre vulnérable. Au bout d’un moment, s’il ne voulait pas prendre un coup dans le dos, il allait falloir qu’il frappe du poing sur la table, ou au milieu du visage de la jeune femme.
Cette dernière ne voyait cependant pas les choses comme ça et pensait que sa faiblesse se situait dans le fait qu’il pactise avec l’ennemi. C’était un fait : ses petits arrangements en dérangeaient plus d’un, mais ils lui permettaient aussi de satisfaire les bonnes personnes et d’aider les plus démunis. Il avait de l’influence sur le district et ça n’avait pas de prix. Certes, il n’était pas chef de gang, n’avait pas une armée à sa suite, mais il avait des contacts à l’intérieur comme à l’extérieur de la zone de quarantaine, des alliés influant et des ennemis qu’il pouvait faire chanter, qu’ils soient humains, membre de la SUNH ou de sa race. Si qui que ce soit venait à tenter de le faire tomber, Wayne savait qu’il pourrait compter sur un tas de types pour lui venir en aide.
Bien sûr, cela le contraignait à jouer sur tous les tableaux, à faire des choix difficile, s’attirer l’incompréhension, mais en attendant, en cas de coup dur, ses fameux arrières étaient protéger. S’il devait être trahi et tomber, alors il pouvait entrainer un tas de monde dans sa chute. Et s’il venait à être tué, alors tant pis, il aurait au moins connu la grande vie avant de mourir et savait qu’au moins un ou deux de ses clients porteraient des toasts à son nom. Et il y aurait du monde pour le venger… Wayne en était intimement convaincu.
Cantara pouvait-elle en dire autant ? A quel point ses hommes étaient-ils fidèles ? Combien de temps mettraient-ils à l’oublier s’il lui arrivait malheur ? Juste le temps de s’entretuer au-dessus de son cadavre pour définir un nouveau chef de meute…
Mourir en martyr était absolument ridicule aux yeux du barman qui préférait largement mourir vieux, sa queue entre les cuisses d’une jolie partenaire, dans une chambre confortable et luxueuse.

« Mes arrières ne sont plus ton problème, ma grande » marmonna-t-il alors qu’elle s’était déjà éloignée, manquant certainement sa réplique.

Poussant un soupir un peu contrarié, il termina de préparer sa commande, servit quelques autres clients, puis céda sa place à sa serveuse une fois celle-ci de retour de pause. Il se saisit alors du seau chargé de bouteilles d’alcool, le chargea sur son épaule avant d’attraper le plateau sur lequel reposaient les pichets. Il se dirigea vers la table bruyante qu’occupaient la louve et ses oies, un sourire professionnel imprimé sur le bas de son visage. Un sourire qu’il parvint à laisser flotter là malgré l’échange houleux entre Cantara et l’un de ses lycans, un dénommé Carlos. Wayne prit le temps de terminer d’installer sa commande sur la table, faisant même mine de s’amuser de la conversation avec son air narquois habituel. Les bagarres de bar, il en avait l’habitude. Les lycanthropes furieux qui venaient simplement foutre la merde et prouver qu’ils étaient supérieurs aux humains, il en soupait pratiquement toutes les semaines…
En revanche, du coin de l’œil, il aperçut quelques humains de raidir et jeter un coup d’œil certainement inconscient en direction de la porte, essayant d’évaluer combien de temps il leur faudrait pour rejoindre la sortie avant d’être dépecé. Le Hairy Dog avait bonne réputation parmi eux, c’était un endroit sur (la plupart du temps) et le dernier humain à être mort ici, avait fait une crise cardiaque et allait sur ses soixante-dix piges… Rien de bien effrayant donc. La proximité du Memorial qui grouillait de membres du SUNH qui venaient fréquemment boire un coup ici, n’était pas non plus pour déplaire aux braves citoyens américains qui venaient s’encanailler dans le district.

« Partir ? Alors que la conversation devient si intéressante ? Non, ce serait trop idiot, moi aussi je suis un amateur de justice et je me suis diablement épris de ma liberté. En ma qualité d’homme libre, je vais plutôt rester ici. Et puis après tout, c’est mon territoire, j’ai pissé sur chaque pan de mur, chaque siège, et même dans ta bière Carlos » ajouta-t-il en se tournant vers le lycan pour lui servir son plus charmant sourire.

Comme il l’avait escompté, l’intéressé se dressa immédiatement sur la chaise qui bascula en arrière, ne tenant pas compte des avertissements de Cantara. Ses lèvres se retroussèrent alors qu’un grognement plein de menace s’échappaient au travers de ses mâchoires crispées par la rancœur.

« Woh, tout doux mon grand ! Tu t’oublies »

Il n'était pas le seul à s'être dressé et, un peu partout dans le bar, sous l’œil horrifié des humains, les loups bandaient leur muscles et se tenaient prêt à suivre le mouvement et ne pas perdre une miette du spectacle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Away from the Sun {Wayne}   

Revenir en haut Aller en bas
 

Away from the Sun {Wayne}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Down - JAY SEAN - LIL WAYNE
» Gallerie de Wayne Reynolds
» ZzTop Wayne
» WAYNE REYNOLDS
» Hello pretty and young girl! Feat Wayne Sae Hee ♥
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
District 7 :: district 7 :: Memorial. :: Hairy Dog.-