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 SEVEN × i could eat you up.

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Messages : 609
Crédits : Jackspirit & tumblr
Groupe : Lycanthropes
Immatriculation : LG00AM03032005D7

MessageSujet: SEVEN × i could eat you up.   Ven 3 Juin - 23:46



IDENTITY CARD

Azael Seven Murdock

- NOM :
Murdock
- PRÉNOMS :
Azael, Seven
- SURNOMS :
Sev' ou Murdock
- ÂGE :
27 ans
- DATE ET LIEU DE NAISSANCE :
3 Mars 2005, Cleveland
- TAILLE :
1m89
- YEUX :
Verts
- CHEVEUX :
Châtains
- IMMATRICULATION :
LG00AM03032005D7
- GROUPE :
Lycanthropes
- CÉLÉBRITÉ CHOISIE :
Garrett Hedlund


TOP SECRET


the pretender • foo fighters


MY LIFE AS I KNOWN

I. L'enfance heureuse.

Je ne me souviens pas tellement de toute mon enfance. Je crois que j’étais heureux pendant cette période. Oui je crois que j’étais un enfant heureux. Je suis né d’une longue lignée de loups-garous pure souche. Et je suis né dans cette ville, parmi vous. Quand j’étais enfant je ne prêtais pas attention à ce que les gens appelleraient plus tard, une différence, une aberration, une malédiction. Je savais juste que je n’étais pas comme tout le monde, ou plutôt que le monde n’était pas comme moi et ma famille. Je me souviens qu’on a beaucoup bougé pendant mes neuf premières années. Et je ne me rappelle que de notre dernière maison. Je me souviens d’être assit sur le toit avec mon père à mes côtés à scruter les étoiles et à chercher les diverses constellations que l’on pouvait apercevoir les soirs d’été. Ma mère me faisait souvent des gâteaux, elle faisait toujours des muffins au chocolat et ils étaient délicieux. Je crois que j’arrive encore à sentir leur odeur lorsqu’ils sortaient à peine du four. Je ne me souviens pas de tout et le seul sens qui a gardé tous ces souvenirs c’est mon odorat. Même si parfois je n’arrive pas à remettre d’image sur une odeur, il y a beaucoup de parfums différents qui me rappellent ma vie d’avant. Comme ces roses que mon père offrait tous les ans à ma mère. Des Scarlet Carson, je les reconnais rien qu’à leur parfum. Pour vous elles ont surement la même odeur que n’importe quelle rose, mais pour moi, elle a l’odeur de ma mère. Je sais que j’idolâtrais mon père, qu’il était un modèle pour moi et la personne que je rêvais de devenir. C’était un homme protecteur, loyal et honnête. Il n’hésitait pas à aider les gens dans la rue, qu’ils soient humains ou loups-garous. C’était vraiment un homme bien. Ma mère était généreuse, elle gardait parfois des jeunes loups-garous à peine plus âgés que moi et parfois plus jeunes, à la maison et aidait les plus démunis. Mes parents étaient des gens biens. On ne leur reprochait rien, jusqu’à ce qu’ils sachent ce que nous sommes vraiment. Être différent, voilà ce qu’on leur reprochait. Qu’ils soient des loups-garous, des monstres, des créatures effrayantes et intrigantes. Ma vie a totalement basculée le jour où ils ont débarqué chez nous. J’avais neuf ans.

II. Le parfum des Scarlet Carson.

Un bruit étranger me fit ouvrir subitement les yeux. Blottit sous mes couvertures, je tendais l’oreille. Un bruit de pas, c’était inévitablement un bruit de pas. Et pas celui du voisin, pas celui de ma mère, ni celui de mon père. Ça peut paraitre étrange, mais nous avons des sens beaucoup plus aiguisés et naturellement, face à des habitudes, nous arrivons vite à faire la différence entre un son familier et étranger aussi semblables soient-ils. Je n’ai pas bougé, les yeux rivés sur le plafond et tous mes sens en alerte. J’ai dû rester ainsi deux bonnes minutes avant que finalement la porte d’entrée de notre maison s’ouvre dans un énorme fracas. D’un bond j’étais hors de mon lit, derrière la porte de ma chambre. Des bruits de pas qui fouillent la maison, des bruits de pas qui grimpent les escaliers en hâte et enfin la voix de mon père. « Vous n’avez pas le droit de faire ça ! » suivi d’un bruit de coup de poing dans les côtes. J’entrouvre légèrement ma porte, je sais que je ne dois pas me montrer. J’entends encore les paroles de mon père tous les soirs "Si quelqu’un arrive chez nous, s’ils cherchent à nous emmener quelque part, cache toi, ne te montre surtout pas". Et j’obéissais. Mais la curiosité était trop forte. Je vis deux hommes tenir mon père, lui insérer une seringue dans le bras et lui enfiler un sac noir sur la tête. Ils attrapèrent ma mère qui pleurait et se débattait. Au fond de moi j’hurlais son nom, je courais jusqu’à elle et frappait ces hommes en noir afin de libérer ma mère. Hormis le fait que j’étais resté derrière ma porte, j’avais quand même hurlé son nom, incapable de me retenir. « Maman ! » Je portais mes mains à ma bouche. Les regards se braquèrent vers ma porte qui s’ouvrit d’un coup brusque. Je me souviens avoir hurlé, m’être débattu, avoir tenté de m’enfuir avant de perdre connaissance après un coup porté à ma tête. Mais je me rappelle très bien du visage affolé de ma mère, de ses yeux de louve qui brillaient à la lueur de leurs torches, un regard de mère protectrice, furieuse qu’on s’en prenne à sa progéniture.

Lorsque j'ai repris connaissance, j'étais dans une petite pièce capitonnée, faiblement éclairée. Je ne fis pas attention aux moindres détails et je n'imaginais pas à quel point j'allais bientôt connaitre cette salle sur le bout des doigts. La première chose à laquelle je fis vraiment attention, fut l'absence de mes parents. Où sont-ils ? Et sans crier garde une peur atroce me submergea. Je me suis jeté sur la porte et ai hurlé leurs noms à pleins poumons. Mes mains tambourinaient la porte à grands coups. J'ai crié encore, attendant après la moindre réponse pendant un long moment. La seule réponse que j'ai pu clairement obtenir fut l'odeur si familière et réconfortante des roses. Ma mère. Sur la pointe des pieds je tentais de voir à travers la petite fente vitrée. Lorsqu'enfin je tombais sur le visage de ma mère. Ma peur s'est envolée d'un coup. Elle était là et en vie. Elle ouvrit la porte et ce n'est que son visage grave qui eut la force de me retenir de ne pas me jeter dans ses bras. Elle était inquiète, nerveuse et sur ses gardes. Une alarme se mit à retentir dans le long couloir étroit où nous nous trouvions. Je plaquais mes mains sur mes oreilles fortement sensibles alors que ma mère me hâtait pour partir. On a couru dans plusieurs couloirs, évitant ces hommes en armures qui tentaient de nous arrêter par tous les moyens. On s'est retrouvé dans une grande salle et encerclés. Je n'arrivais à comprendre que la moitié de ce qu'il se passait. Mon coeur battait la chamade et je sentais la main de ma mère serrer la mienne avec une telle poigne qu'elle aurait pu me briser les os. Je le sens. D'une façon inexplicable, je l'ai senti. Elle allait se transformer. Je crois que c’est en nous, on sait toujours quand un loup-garou est sur le point de se transformer. À la différence des humains. Elle lâcha subitement ma main et je la vis planter ses ongles dans sa peau, elle la déchira sans peine, dévoilant des poils d’un blanc ivoire allant parfaitement avec ses cheveux d’un blond très clair. Les hommes qui nous encerclaient observaient la scène avec stupeur, c’était surement pour eux, l’une des premières fois. Elle arracha sans vergogne la peau de son visage, les yeux dorés de loup étaient déjà bien visible et dans un râle guttural elle se changea instantanément. Le poil hérissé, les crocs en dehors et le regard furieux elle râlait et faisait claquer sa puissante mâchoire tout en me tournant autour. Son regard ne lâchait pas les hommes armés qui hésitaient à agir. Or tout le monde sait maintenant qu’il ne faut pas prendre trop de temps pour réfléchir lorsque l’on fait face à un loup-garou. Surtout une femelle qui protège son enfant. Car oui, les loups-garous les plus dangereux ne sont peut-être pas les loups-garous sauvages, mais peut-être les loups-garous femelles armés de leur instinct maternel. La suite se passa très vite, un des hommes eut le malheur de bouger, elle fonda sur lui rapidement lui éventrant la gorge d’un seul coup de mâchoire. Les hommes se mirent à tirer, les balles fusaient partout dans la salle. Je m’étais accroupi, les mains sur ma tête sans pour autant rater une seule miette du massacre. Lorsqu’ils commencèrent à réussir à l’atteindre et que les balles ralentissaient sa frénésie, je m’élançais vers ma mère. Seulement une forte poigne me retint par le bras. Un homme en blouse blanche posa son regard désolé sur moi. Je n’eus pas le courage de me débattre. « Maman ! » Les balles continuaient de transpercer sa chaire, tandis qu’elle s’élançait rageuse vers l’homme en blouse blanche et moi-même. D’autres hommes en armures avaient faits leur apparition, et tirèrent d’un seul homme sur ma mère. Les balles étaient différentes cette fois-ci. Je vis ma mère s’écrouler sur le sol et reprendre forme humaine. « MAMAN ! » Je me dégageais facilement de l’étreinte de l’homme en blouse blanche et me jetais sur le corps secoué de spasmes de ma mère. « MAMAN ! » Elle était secouée de partout, je voyais dans son regard encore doré, qu’elle luttait contre une douleur indescriptible. Elle m’accorda un léger rictus. Un dernier sourire avant qu’elle ne rende son dernier souffle. « Maman ? » La peur et l’affolement me submergea de nouveau. « MAMAN ! » Je la secouais pourtant bien conscient du haut de mes neufs ans que la lueur de vie de ses yeux était déjà partie. « MAMAAN ! » Il parait que j’ai hurlé encore pendant presque une heure, que les hommes en blouse blanches eurent du mal à me séparer de son corps inerte. Et tout ce qui me restait d'elle, c'était cette louve blanche qui protégeait son enfant, ce sourire paisible et le parfum des Scarlet Carson. C’est ainsi qu’a débuté mon séjour chez eux. Dans les laboratoires secrets du SUNH. Ce même SUNH qui venait d’abattre ma mère et qui -je le su bien plus tard- avait abattu mon père lorsqu’il avait aidé ma mère à s’enfuir.

III. La fille aux yeux bleus.

Ma cellule -parce que s’en était une- faisait cinq mètres carré à tout casser. Le capitonnage avait été arraché par endroit et même la pierre souffrait d’entailles profondes faites sans aucun doute, par des griffes acérées. Le luminaire au plafond éclairait faiblement la pièce. Je compris après la mort de ma mère et le début de mon séjour ici, que la salle était insonorisée. Je m’étais donc bien gardé de recommencer à hurler jusqu’à ce que j’en perde ma voix. Je passais beaucoup de temps enfermé, surtout durant les premiers temps. Ma principale occupation était d’observer par cette petite vitre située sur la porte de ma cellule. Je pouvais alors suivre du regard les allées et venues des gardes, des hommes en blouse blanche et de cette petite fille. Je me souviens de cette petite tête blonde. Elle était bien plus jeune que moi et je crois que si je l’ai autant observée c’était parce que je me disais qu’il y avait surement pleins d’autres enfants dans le même cas que moi. Je n’étais pas tout seul. Et si je me souviens d’elle, c’est aussi et surtout de ses yeux, d’un bleu azur qui me croisaient parfois, lorsque j’espionnais à travers la vitre de ma cellule. C'était devenu une habitude, comme si l'on faisait toujours en sorte de croiser notre regard à chaque fois. Mon isolation et mon ennui ne durèrent pas longtemps. Deux semaines après la découverte de cette petite fille, on me sortait de ma cellule. Ça a commencé gentiment. Piqûres, scanners, radios et une multitude de tests divers et variés. Je me suis laissé bêtement faire, ne pensant aucun réel mal à tout ce qu'ils pouvaient me faire jusqu'à maintenant. Je savais du haut de mes neufs ans que le pire restait à venir. Je n'étais pas grand-chose pour eux, tant que je ne me transformais pas. Je ne m'étais pas encore transformé, je n'étais donc pas intéressant. Je crois avoir espéré qu'ils me fassent sortir, se disant que je ne leur servais à rien. Ou qu'ils me tuent. Car oui, j'avais bien compris que je ne ressortirais surement pas vivant d'ici et tant qu'à faire, je préférais mourir tant que je leur étais inutile. Je m'étais promis que s'ils ne me tuaient pas maintenant, j'allais tout faire pour leur mener la vie dure.

J’envie les loups-garous qui ne se rappellent pas de leur première transformation. Je me souviens de la mienne comme si c’était hier. Ma transformation ne voulant pas se déclencher aussi rapidement que l’aurait souhaité les gars du labo, ils ont la simple et ingénieuse idée, de la déclencher eux-mêmes. Ils ont tout testé sur moi. Différentes injections qui me faisaient un mal de chien, diverses techniques pour me mettre en colère ou provoquer un choc émotionnel. Mais rien ne fonctionna. Jusqu’à ce que…
Je levais un regard froid sur les deux gorilles en blouse blanches qui allaient m’emmener faire des examens. Qu’est-ce qu’ils allaient tester sur moi cette fois ? Je les ai suivis docilement, trainant des pieds. Si j’étais pas enfermé ici et que mes parents étaient toujours de ce monde, on fêterait mes dix ans en ce jour. Joyeux anniversaire Seven, quel traitement te ferait plaisir aujourd’hui ? C’est cadeau, c’est ton anniversaire non ? Je bougonnais tout en avançant dans le couloir et nos regards se sont immédiatement rencontrés. Comme d’habitude, avec une facilité sans pareille, on s’est échangé un court regard. Je crois que si ça avait été dans une autre situation, je lui aurais souri. Ce qui m’étonna le plus c’est que c’est elle qui esquissa un léger sourire, à peine visible. Mais je l’avais bien vu moi. Et ce sourire il était pour moi. Bon anniversaire Seven. On m’emmena dans une salle que je ne connaissais pas. Octogonale, froide et humide. Il y avait une table avec des lanières en cuir et surtout, une cage qui retenait enfermé, un homme à moitié nu. On me poussa jusque dans la cage que l’on referma vivement derrière moi. C’est étonnant de voir à quel point notre instinct nous dicte immédiatement que nous sommes dans une mauvaise posture. L’homme à moitié nu se réveilla en sursaut. À peine avait-il flairé mon odeur qu’il se jeta vers moi, déjà transformé en peine un quart de secondes. Mon cœur fit un bond énorme dans ma poitrine. Un battement si fort que j’en perdis l’équilibre et me retrouvais le cul sur le sol froid et humide de la cage. Heureusement pour moi et malheureusement pour le loup-garou affamé en face de moi, nous étions tous deux séparés par quelques barreaux. La gueule béante et la bave écumant ses babines, il laissait claquer sa mâchoire à travers les barreaux. Ses larges pattes essayaient de les tordre de toute sa force, essayant par tous les moyens d’atteindre sa délicieuse convoitise. Moi. Mon cœur se mit à battre la chamade, à un rythme endiablé. C’était terrifiant et douloureux. La température de mon corps avait littéralement augmentée. M’avaient-ils drogués sans ce que je m’en aperçoive, allaient-ils me faire crever face à ce loup-garou enragé pour qu’il me dévore après ? Non attendez. La douleur qui parcourait mon corps n’était pas l’œuvre de médicaments. J’ai eu l’impression de savoir ce qui m’arrivait, mais la nouvelle vague de douleur qui me submergea interrompu mes pensées. L’autre loup se jetait contre les barreaux qui nous séparaient, plus les coups étaient forts et plus je me tordais de douleur. Tel un mécanisme de défense, ma transformation se déclenchait. Ce fut très long et très douloureux, j’avais l’impression tantôt d’être passé sous un rouleau compresseur, tantôt me faire transpercer de part et d’autres par des lames de rasoir. J’ai cru que mes os se brisaient, que mon cœur sortait de ma poitrine, que ma tête allait exploser. Le plus douloureux c’est le crâne. Lorsque nos os s’allongent pour le reste du corps c’est supportable. Le pire, c’est la tête. J’ai hurlé. Personne ne m’en empêchait et tout le monde pouvait m’entendre. Des hurlements de douleurs, de souffrances. Surement même que la petite fille aux yeux bleus les entendait ces hurlements et qu’elle en perdait son sourire. Je crois que j’ai manqué de perdre connaissance, je me souviens vaguement m’être retrouvé allongé sur le sol, tout en convulsant sous la douleur. Et puis ma peau me brûla vivement. J’avais cette impression d’être en feu et cette chaleur qui irradiait tout mon corps me donna envie de planter mes ongles dans ma chaire, de me l’arracher à vif et de retirer cette peau en feu qui me faisait tant de mal. C’est ce que je fis surement. Arracher ma peau quitte à ce que l’on voit mes os. Je voulais me débarrasser de cette chaire, je voulais faire taire la douleur et le plus vite possible. Ma transformation dura bien une bonne heure. Et lorsque la douleur disparue, la faim et la rage prirent place. Je me souviens m’être jeté contre les barreaux et avoir manqué de me faire bouffer le nez par l’autre loup-garou. Une fléchette vint se loger dans ma chaire et je perdis connaissance.

IV. L’évasion.

Je suis resté longtemps cloîtré dans ma cellule, recroquevillé sur moi-même et tremblant comme une feuille. Vous saviez que la douleur ne disparaissait pas totalement après votre première transformation ? Elle perdure. Certes elle est moins forte et la souffrance est incomparable, mais elle est toujours présente, dans un coin de nous-même. Après ce jour j'ai littéralement changé. J'étais capable de me transformer, même si pour le moment c'était un peu chaotique et que ma force n'était pas encore aussi impressionnante que celle d'un loup-garou adulte. Je savais que j'allais devenir potentiellement dangereux. Cette simple idée fit naitre en moi, un désir de vengeance. Je me suis renfermé sur moi-même et j'ai laissé croitre en moi cette haine envers tous les membres de ce SUNH. Toutes les personnes se trouvant dans ce labo, toutes ces personnes qui me laissaient souffrir. Toutes ces personnes qui avaient pris jusqu'à ma famille, ma propre vie. Nos regards ne se sont plus croisés. Je crois qu'elle était venue jusqu'à ma cellule pour me voir, je crois qu'elle partait. Je n'ai pas voulu me montrer, je ne voulais rien dire, je ne voulais pas qu'elle me voit comme ça. Je n'avais que neuf ans, mais j'avais conscience que j'avais changé, que j'étais un danger. Peut-être qu'inconsciemment je me refusais déjà à vouloir lui faire du mal, je ne voulais plus la voir pour ne pas la blesser un jour. Et elle est partie. J'ai grandi dans ces couloirs, dans cette cellule miteuse, parmi des hurlements de loups, des piqûres, des examens et des rations de nourriture écœurantes. Je faisais tout pour leur rendre la tâche difficile, je me débattais lors des examens, n'hésitais pas à m'en prendre autant aux hommes des labos qu'aux gardes. L'on me mettait parfois en cage avec d'autres loups-garous. Pour étudier notre comportement en société soit disant. Ils voulaient juste voir comment on se bouffait le nez c'est tout. Triste image qu'on pouvait leur donner là. C'est vrai, nous voulions tous vivre et leur montrer qu'on était bien plus intelligent qu'eux. Que nous n'étions pas des animaux. Mais ils nous affamaient exprès pour nous rendre plus hargneux. Nous ne mordions plus la main qui nous battait, nous nous dévorions entre nous. Je ne m'étalerais pas sur tout ce que j'ai pu subir ou tout ce qu'ils ont du subir. J'ai toujours été une forte tête au fond de moi et je ne me gênais donc pas pour leur mener la vie dure. Je ne comptais plus mes tentatives d'évasion, il y en avait tellement. Ils ont fini par me droguer, j'étais alors assommé par des calmants drôlement efficaces et par conséquent, j'étais devenu docile et calme. Lorsque j'eus 15 ans j'ai entendu dire que notre existence de loups-garous avait été dévoilé au grand jour. Je crois que j'avais été assez stupide pour croire que nous pourrions être enfin sauvés. Je me souviens encore des gardes du SUNH nous rire au nez en nous racontant qu'ils nous mettaient tous en cage dans un district qu'eux seuls contrôlaient. Enfermés. Mes semblables jusqu'alors libre de vivre cachés parmi les humains, se retrouvaient tous enfermés, comme moi.

Je l'ai recroisé et nos regards aussi. Ses yeux bleus étaient toujours les mêmes, si ce n'est qu'il était plus beaux qu'avant. À moins que ce ne soit ma vision des choses qui ai changé en grandissant. Je n'ai jamais osé lui parler, ni même lui sourire. Je ne faisais qu'échanger ces regards que nous nous étions toujours échangés depuis le premier jour de notre rencontre. Je n'avais pas envie qu'elle ait des problèmes, je me gardais bien de ne jamais l'impliquer dans quoique ce soit. Elle n'était plus prisonnière, j'avais appris qu'elle avait été adoptée par un des scientifiques. Je crois qu'une part de moi la haïssait pour ça. La savoir libre à côté de moi, alors que je vivais toujours dans ce petit cinq mètres carré, avec tout le confort d'une cellule de prison. Peut-être est-ce pour ça aussi que je ne désirais pas lui parler et aller au-delà de nos échanges de regards. Pendant un moment j'avais même pensé qu'elle ne me reconnaissait peut-être pas. J'avais bien changé. Je n'étais plus ce petit garçon au visage un peu rond, aux grands yeux verts et aux courts cheveux blonds. J'avais bien grandit, ma tignasse avait viré au châtain, ma peau était plus bronzée et mon visage était déjà plus fin et mes traits plus durs. Je ne sais pas si elle me plaisait, si je l'aimais bien, ou si je la haïssais. Je n'ai jamais vraiment compris comment tout ça fonctionnait. Mais je sais que je pensais souvent à elle. J'avais dix-sept ans la dernière fois qu'on s'est vu.

Ce jour là j'eus droit à une expérience spéciale, je suis bien content d'un côté que ce fusse la dernière. Les hommes en blouses blanches vinrent ouvrir la porte de ma cellule. Encore légèrement drogué par leurs médocs, je me levais docilement et leur emboîtait le pas. Je crois que je l'ai aperçu aux abords d'un couloir. Mais je ne l'ai regardé que brièvement, ce doit être la première fois que notre regard s'est croisé de cette manière. D'une manière quasi-indifférente. Je suivais mes deux bourreaux, avec cette impression d'être emmené à l'abattoir. Mais une surprise différente m'attendait derrière la porte qui se tenait devant moi. Une odeur particulière chatouilla mon odorat avant même que je n'entre et je crois que mon estomac se mit à gargouiller. Ça fait déjà plusieurs jours qu'ils m'affamaient, je savais bien qu'ils avaient une idée derrière la tête, mais je ne m'attendais pas à celle là. On m'a foutu dans une cage, sans aucunes séparations à l'intérieur. Et je m'attendais à me retrouver devant un autre loup-garou avec un morceau de viande cru sous notre nez. J'allais devoir me battre pour me nourrir. Mais j'avais tort. J'étais seul dans cette cage, enfin pas tellement. Une jeune femme se trouvait à l'autre bout, cramponnée aux barreaux froids de notre prison. C'était elle l'odeur que j'avais flairé. Je n'ai jamais aimé flairer des humains de cette façon, parce que ce n'était pas un parfum comme un autre que j'avais pu humer. C'était une odeur de chaire fraiche. La faim tiraillait mon estomac assez pour que je ne vois d'elle, qu'un simple bout de viande. Mon estomac réclama son du d'un long grognement. J'ai croisé le regard sitôt apeuré de la demoiselle. Qui étaient-ils pour aller jusqu'à prendre des êtres humains comme appât ? Je luttais contre ma faim qui m’aveuglait de plus en plus. Ma principale envie était de me jeter sur cette pauvre fille pour en faire mon déjeuner. Je me suis transformé, rapidement et douloureusement. Je crois que j’ai laissé échapper un léger râlement de douleur alors que je prenais cette forme dangereuse qui dérangeait tant les êtres humains. La fille paniquait et appelait à l’aide, suppliant les gardes de la laisser sortir, les larmes coulaient le long de ses joues. Elle pleurait de toute son âme, les suppliant encore, promettant de ne plus jamais faire de bavure. Alors était-ce une punition pour elle que de participer activement à une recherche ? Je ne pouvais pas penser clairement. Mes idées n’étaient plus claires, je m’approchais doucement de ma proie, mes babines dévoilant mes crocs acérés. Je ne sais pas si c’était mon esprit ou les médicaments que j’avais eu, mais ma vision me joua des tours. À la place de cette fille qui m’était totalement inconnue, je la voyais elle, la petite fille aux yeux bleus. Je me suis arrêté face à elle. Elle tremblait et ses jambes peinaient à la tenir debout. Accrochées aux barreaux de la cage, elle me fixait d’un regard terrorisé. Mais la personne que je voyais, c’était toujours ma voisine de cellule, la fille aux yeux bleus, celle qui me faisait des sourires et qui, me faisait inconsciemment oublier mes douleurs subits en ces lieux. Tout était confus dans ma tête. Je ne pouvais pas faire ça, pas à elle. Je ne savais plus si elle était vraiment en face de moi ou si c’était mon imagination. Mais je ne pouvais me résoudre à lui faire du mal. La faim grandissait en moi et je luttais ardemment pour ne pas succomber. J'ai poussé un long râle rageur avant de me jeter contre les barreaux de la cage. Mon regard rivé vers la vitre sans tain qui cachait mes persécuteurs. Poussé par la faim et par cette vive montée d'adrénaline, je réussis à tordre les barreaux, suffisamment pour me glisser avec peine entre ces derniers. J'avais dû forcer pour passer, je l'ai sentis passer mais je n'avais qu'une envie, me jeter sur eux. Me venger. Je ne voulais pas faire de mal à cette fille, je crois que oui, je l'aimais bien. Elle était un point de repère de ma vie ici, la seule chose à laquelle je pouvais me raccrocher. Mais si je les laissais faire ça... Dieu sait de quoi j'aurais pu être capable. Surement que je n'aurais jamais pu me contrôler, surement que je lui aurais fait du mal un jour ou l'autre. Ils ont dû me tranquilliser et m'ont foutu assez de dose pour que je ne me réveille pas avant la nuit tombée. J'avais envoyé quatre gardes à l'hôpital et mordu un des scientifiques qui avait dû faire dans son froc. Bien fait pour sa gueule.

Ma cellule était plongée dans le noir. Les couloirs quant à eux étaient faiblement éclairés par les petites diodes situées en haut de nos portes. Je m’étais réveillé il y a peu, encore un peu groggy à cause des tranquillisants. Le regard rivé sur le plafond je me réveillais doucement. Je n’arrivais pas à chasser l’image de cette fille apeurée qui bien vite prenait l’apparence de la fille aux yeux bleus. J’eus un frisson de dégout. Je me dégoutais moi-même. Je ne voulais pas être un monstre pareil, je ne voulais plus que l’on me force à agir ainsi. Je ne m’attaquerais aux hommes que s’ils me menacent ou menacent mes proches. Je ne tuerais pas pour le plaisir. Des bruits de pas me sortirent de mes pensées. Je me suis redressé légèrement. Quelqu’un était derrière ma porte. J’entendis les doigts tapoter sur le clavier électronique la combinaison de ma porte afin de l’ouvrir. Brusquement je m’étais levé et me retrouvais derrière ladite porte, a scruter à travers la petite vitre, pour voir le visage de ce visiteur incongru. Nos regards se sont croisés de nouveau et je crois qu’elle a sursauté. Je me suis reculé d’un pas et elle a doucement ouvert la porte de ma cellule. Mon instinct me dictait de saisir l’opportunité, de bondir hors de ma cellule et de fuir. Mais jusqu’où ? Je la vis tendre timidement sa main vers la mienne. Je ne sais pas si c’était les tranquillisants, ou si c’était juste moi, mais je me suis laissé faire. J’ai saisis sa main. Sa peau était douce et froide. La chaleur de mon corps faisait contraste au sien. C’était la première fois que je la voyais d’aussi près, et pas derrière une vite. La première fois que nos contacts dépassèrent le stade des regards. Je n’eus pas le temps de la détailler au complet, de graver dans ma mémoire les moindres détails de son visage. À peine avait-elle ma main dans la sienne qu’elle me glissa. « Viens ». Et je la suivi. On a traversé de nombreux couloirs, changés d’étages plusieurs fois et passés de nombreuses portes. Parfois je l’attirais avec moi jusque dans des endroits sombres pour éviter des gardes qui surgissaient de nulle part. Je les entendais venir de loin, pas elle. S’aidant mutuellement on a finit par déboucher dans une pièce où se trouvait un soupirail. Elle me l’indiqua et me chuchoter d’y aller, de sortir et de m’enfuir. Je n’avais pas dit un seul mot depuis le début. Et je pensais la remercier une fois dehors et lui dire tellement de choses une fois que nous serions à l’extérieur. Seulement je n’avais pas compris qu’elle restait là bas, qu’il n’y avait que moi qui devait partir. J’étais tiraillé entre mon instinct de survie et entre un sentiment étrange. Je voulais pas partir sans elle mais je voulais aussi enfin quitter cet enfer. Elle me poussa presque pour que je bouge enfin, ni une ni deux, sans même un au revoir je me suis glissé difficilement par le soupirail et je suis sorti. Je ne l’ai jamais revu depuis ce jour et j’ai regretté de ne pas lui avoir parlé une seule fois, de ne jamais lui avoir sourit, de ne jamais lui avoir demandé son nom et d’avoir oublié à quel points ses yeux bleus étaient magnifiques.

V. Liberté.

Je courrais droit devant moi, l’air frais du soir remplissait mes poumons. Je crois que j’avais oublié l’effet que ça faisait. Et mon dieu ça faisait un bien fou. J’ai couru jusqu’à perdre haleine, jusqu’à ce que mes jambes refusent de me porter plus longtemps. J’ai dormi à la belle étoile cette nuit là. Je ne m’étais pas senti aussi vivant depuis… Enfin depuis longtemps. Mon regard s’était porté machinalement derrière moi et je pensais à elle une dernière fois. J’aurais du lui dire merci, si seulement j’en avais pris le temps. Mes yeux se levèrent sur le ciel étoilé. Un jour je la reverrais et je lui dirais.

J’ai beaucoup vagabondé à droite à gauche, j’ai essayé de vivre caché parmi les hommes mais je ne m’y sentais pas à ma place. C’est peut-être surprenant mais je me suis rendu dans le District docilement, j’ai demandé des papiers, une identité le tout en me gardant bien de clamer ma colère face à ces agents du SUNH. Je me suis fais très discret pendant ces premières années dans le district. Je doute que les gars du labo allaient un jour me retrouver, de toute façon ils en avaient pleins d’autres des loups-garous avec qui faire mumuse dans leurs cellules. J’ai rencontré Griffin là bas. C’est un peu mon grand-frère. Je ne sais pas ce que j’aurais fais sans lui. Il m’a prit sous son aile et on a vécu ensemble pendant un paquet d’années, je n’ai jamais su grand-chose sur lui, hormis le fait que sa mère était humaine et que son père avait été tué par le SUNH. De son côté, il savait parfaitement ce qui m’était arrivé. Je croiss que j’avais eu besoin de me confier à quelqu’un, c’était la première fois que je faisais ça et la dernière aussi. Ça a renforcé sa haine contre le SUNH et il m’a promis que d’une manière ou d’une autre on leur ferait payer. Les débuts furent difficiles, Griffin avait un job et pouvait nous ramener à manger mais jamais suffisamment. J’ai commencé à voler à droite à gauche, de toute façon si on ne gagnait pas notre nourriture il fallait se battre pour l’avoir. Ça doit être comme ça que j’ai voulu m’essayer aux combats illégaux. Je dormais peu la nuit, faisant souvent des cauchemars qui me ramenaient dans les laboratoires froids du SUNH, par conséquent j’errais souvent dans les rues du District. Je vivais parmi les miens, certes je me retrouvais de nouveau emprisonné, mais cette prison là était bien plus grande et fragile que la précédente. J’étais libre sans l’être pleinement, mais ici je savais que je pouvais faire changer les choses, qu’ici quelqu’un m’entendrait.

VI. L’indépendance.

J’ai fini par laisser Griffin tranquille, par me trouver un boulot à la boite de livraison et à avoir un chez moi. J’aime bien mon job. Même si ça me fait chier de devoir travailler. Mais je peux aller en ville et faire du repérage au cas où je dois sortir discrètement du District pour aller voler de la bouffe à droite à gauche. J’emmerde le SUNH autant que je peux et parfois Griffin se joins à moi sans rechigner. On aime particulièrement les faire tourner en bourrique. C’est notre divertissement quotidien. Ma vie s’est améliorée dans le quartier. Je ne dirais pas qu’elle est rêvée mais je suis bien dans mon trou. Ayant un statut plus que convenable grâce aux combats illégaux on me laisse tranquille en règle générale. Je fais toujours des cauchemars qui me ramènent des années en arrière. Parfois j’arrive à apercevoir le bleu de ses yeux, mais à peine ai-je le temps de penser m’accrocher à un souvenir d’elle que ce dernier disparait. Je ne sais pas du tout si je la reverrais un jour. Ça ne me préoccupe plus tant que ça, j’ai tendance à me foutre du monde extérieur. Tant que je vis comme je le désire dans ce dépotoir, rien ne viendra me prendre le chou. Je vis au jour le jour et je ne me plains que rarement de l’état du district. Je crois que si je m’en plains ce n’est pas pour moi mais pour les familles de lycans qui peinent à se trouver un logement ou à nourrir leurs gosses. Tous ne méritent pas de vivre dans un tel endroit, surtout en sachant que nos voisins les hommes eux, possèdent tout le confort qu’ils désirent. Il m’arrive encore, les soirs d’été d’observer les étoiles sur les toits du District et de me remémorer l’odeur des muffins au chocolat tout juste sortis du four et des scarlet carson. Me remémorer l’odeur du passé, du bon vieux temps où nous vivions parmi les hommes. Où nous n’étions pas une menace, où nous n’étions pas dangereux. Je sais parfaitement qui je suis, ce que je suis. Et je sens bouillir au fond du district la même rage qui boue en moi. Une rage qui tôt ou tard éclatera. Elle mettra surement en miette nos projets d’image de loups-garous inoffensifs et civilisés, mais cette rage finira par calmer nos ardeurs. Et elle nous rendra surement, notre liberté.

WHAT I THINK ABOUT THE DISTRICT 7

Cette idée de quartier fut une terrible erreur. Oh bien sûr nous sommes logés, nourris, nous pouvons avoir un travail... Mais nous enfermer de la sorte reviens à enfermer un animal en cage, nous étions bien moins dangereux mêlés à vous. Et maintenant ? Le District est une véritable poubelle, on ne peut même pas tous se payer le luxe d'avoir une habitation ou de la nourriture. Comme si un simple quartier, de simples lois et des fils barbelés allaient nous arrêter. Si vous saviez le nombre de lycans qui chaque nuit se faufilent dans la ville pour retrouver des amis ou de la famille. Combien de famille lycanthropes cachent leur progéniture née sans permis. Combien de couple humains/lycans sont formés dans votre dos. Nous imposer des lois fut stupide, cela n'a fait que nous donner plus envie encore de les enfreindre. Le quartier n'est qu'un moyen de rassurer la population. Nous paraissons tellement moins terrifiant derrière ces murs, derrière ces gardes. Mais vous l'avez dit vous même, nous ne sommes que des "animaux". Et le jour où l'on voudra tous sortir, ce n'est pas la sécurité de ce quartier qui nous en empêchera.

WHAT I THINK ABOUT THE SUNH

Je ne suis pas la meilleure personne placée pour vous parler du SUNH. C'est comme de demander à un prisonnier s'il apprécie les gardiens de la prisons, ou à un criminel s'il aime la police. Certains sont là pour nous aider, certains même nous défendent. J'en connais qui travaillent dans le quartier et qui, avec le temps, ont prit notre parti. Mais je ne peux pas voiler la haine que j'éprouve pour eux. Ils ont tout de même kidnappé toute ma famille. Certes ils sont utiles pour protéger les humains des lycans sauvages ou des jeunes lycans encore incontrôlables. Mais entre nous, nous surveiller de la sorte ne fait qu'empirer les choses. Certains n'hésitent pas à nous abattre pour n'importe quelle raison. Ils ne suivent pas tous les ordres non plus, combien nous pouvons surprendre en train d'user de balles en argent, blessant mortellement des lycans qui, souvent, n'ont rien fait de mal. Mais il y a aussi tout ce que l'on ne nous dit pas sur le SUNH. Toutes ces expériences qu'ils font sur nous ne sont pas toutes bonnes. Certains nous étudient pour nous comprendre, d'autres -comme ceux que j'ai connu- nous utilisent pour tester des armes, tester notre résistance ou testent l'effet de l'argent sur notre organisme.



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Slit the throat of reason and reality. Cut myself and scream for their insanity. Wake up to this nightmare that will never end. With nothing but this blood on my hands. Stuck in your "wonderland". With only poison in my veins. Stagnated by the passivity, I'm gonna make you bleed like me.


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