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 EVE ~ Little Red Ridding Hood.

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Crédits : Desdemoniac/tumblr
Groupe : Humains

MessageSujet: EVE ~ Little Red Ridding Hood.   Dim 5 Juin - 18:17



IDENTITY CARD

SULLIVAN EVE CASEY

- NOM :
Sullivan
- PRÉNOMS :
Eve Casey Deborah
- SURNOMS :
Evie, ou Sully.
- ÂGE :
23 ans
- DATE ET LIEU DE NAISSANCE :
22 Avril 2009, à Cleveland
- TAILLE :
1m67
- YEUX :
bleus
- CHEVEUX :
blonds
- IMMATRICULATION :
/
- GROUPE :
Humains (même si on pourrait aussi la mettre dans le SUNH vu qu'elle bosse dans les labos)
- CÉLÉBRITÉ CHOISIE :
Teresa Palmer


TOP SECRET


How to destroy angels - Fur Lined.


WHAT I THINK ABOUT THE DISTRICT 7

Les Lycans ne sont pas faits pour vivre enfermés. Je le sais, ils le savent tout le monde le sait. Est-ce que ça a empêché les abrutis aux pouvoirs d’exiger qu’ils soient confinés dans le district ? Non. A partir de là on peut tirer les conséquences qui s’imposent : Ce fut une très, très mauvaise idée. Je crois que de les avoirs enfermés de la sorte n’a fait que d’accentuer leur agressivité. Les Lycans ne sont pas des créatures très patientes, et puis ils ont leur fierté. On sait comment réagissent les gens séquestrés, on peut bien imaginer a quel point ca doit être pire pour eux qui ont besoin de liberté. Et puis quand bien même, les loups-garous existent depuis des siècles, et ils ont toujours vécu soit en marge de nos sociétés, soit parmi nous et ce sans que l’on soit au courant, et on n’avait pas plus de problème que ça. Bref, je suis contre. De plus, leurs conditions de vie sont déplorables, et je suis presque sure que le District ne serait même pas aux normes pour une prison pour humains, or pour moi les loups-garous sont également des êtres humains et méritent d'être traités comme tels, et il est inacceptable de les faire vivre dans des conditions pareilles. Sans parlé de toutes ces familles qui ne peuvent pas vivre ensemble parce que le père est lycan et l’enfant humain, ouais, comme moi. Il est grand temps que les gens comprennent que les lycans sont également des êtres humains et que comme pour tout, il y a de bonnes et de mauvaises personnes. Il faut arrêter de généraliser et de penser que tous les loups-garous sont prêts a vous mordre le derrière a la moindre occasion. Y’en a, mais bon.

WHAT I THINK ABOUT THE SUNH

Je ne vais pas mentir, je déteste le SUNH. Et franchement peu m’importe que certains soient obligés d’y travailler parce qu’ils ont besoin d’argent, ou que d’autres soient gentils au fond, et peu m’importe le fait qu’il ne faut pas généraliser, je déteste ces gens. C’est personnel, et mon avis est totalement subjectif. Je l’admets, il est clair et net que je ne pourrais jamais vous donner d’avis objectifs sur le SUNH, surtout après tout ce qui est arrivé dans ma vie, parce que dans un sens, c’est principalement à cause d’eux. Mais c’est vrai que je leur voue une haine sans limite. Je ne crois pas que leur présence aide beaucoup, ils ne font pas vraiment de bien. Leurs méthodes n’ont rien de bonnes, au contraire, et je sais pour l’avoir vu que la plupart des agents du SUNH ne se gênent aucunement pour prendre leur boulot personnellement et se venger sur les loups-garous pour on ne sait quoi. Le pire étant bien entendu les espèces de sadiques qui s’amusent à maltraiter les loups-garous, ce qui est inadmissible et contre qui je ne cesse de me battre à ma manière et avec mes moyens. Après c’est sur qu’il y a nous, les scientifiques. Mais là encore, je suis loin de pouvoir donner un avis objectif. Disons qu'il y a les rares gens biens qui ont accepté le boulot parce qu’ils pensaient pouvoir aider, ceux qui sont là par appât du gain – les plus nombreux je crois –, et les savants fous, mais heureusement, ceux-là sont très rares. Globalement je trouve que les scientifiques ont le potentiel pour faire quelque chose de biens, comme inventer des médicaments qui fonctionneraient mieux sur les Lycans ou des choses du genre, mais au final, on nous utilise pour inventer des armes et autres moyens de contrôle.. C'est vraiment dommage.



BEHIND THE FICTION



© desdemoniac
HI! IT'S ME, THE MEMBER

- PRÉNOM :
Sibylle
- PSEUDO/PUF :
Desdemoniac
- ÂGE :
19 ans
- COMMENT AVEZ VOUS CONNU LE FORUM?
Il m'a invité a boire un verre.
- CONNEXION :
5/7 au minimum
- PV :
oui - non (rayez la mention inutile)
- RÈGLEMENT SIGNÉ?
oui - non (rayez la mention inutile)
- CODE DU RÈGLEMENT :
04
- EXEMPLE RP :

Spoiler:
 



_________________

Because heaven sends and heaven takes. Yeah she's got a criminal mind. She's got her halo and wings hidden under his eyes, but she's an angel for sure. She just can't stop telling lies. But it's too late for his love, already caught in a trap. His angel's kiss was a joke, and she is not coming back



Dernière édition par Eve C. Sullivan le Lun 16 Avr - 4:51, édité 14 fois
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MessageSujet: Re: EVE ~ Little Red Ridding Hood.   Lun 18 Juil - 21:42

MY LIFE AS I KNOWN



Studies show: Intelligent girls are more depressed, because they know what the world is really like.

    Samuel était l’un des plus vieux loups-garous à vivre à Cleveland. Il essayait souvent d’aider les jeunes et les incontrôlables ; parfois il réussissait à les aider à se contrôler, et parfois il se devait de les achever. Il n’aimait jamais faire ça mais il le faisait pour le bien de tous. C’était un homme qui connaissait le sens des responsabilités et qui acceptait les conséquences de ses actes. Le mot clef, c’était homme. Il était si vieux qu’il avait parfaitement réussit à se fondre dans la masse, et il fut dans les derniers à être identifié comme Loup-garou. Quand ils sont venus le chercher, il s’est battu. Il avait juré de ne pas blesser d’humains, mais il s’est transformé et s’est battu. Il a tué deux agents du SUNH pendant que les autres lui tiraient dessus avec des balles en argent. Samuel, c’était mon père, et il s’est battu pour moi.
    Je suis humaine, ce n’est un secret pour personne et ça ne l’a jamais été. Ma mère était humaine, aussi, je ne l’ai pas connu, elle est morte en mettant au monde mais mon père m’a souvent dit que je lui ressemblais beaucoup. Il m’a toujours entourée d’amour, et grâce à ça, je ne me suis jamais vraiment sentie coupable de sa mort. J’ai eu des moments de culpabilité c’est vrai, mais à chaque fois qu’il le remarquait, il me rassurait à ce propos. Mais quoi qu’il en soit, j’étais humaine, et mon père était un loup-garou. J’étais trop jeune pour comprendre le problème, mais lui l’avait parfaitement compris. Ils allaient nous séparer ; ou nous tuer peut-être. Il le savait. Le soir où ils sont venu, il m’a dit d’aller me cacher, ce que j’ai fait, mais les voisins leurs avaient dit qu’une petite fille habitait avec lui. Je l’ai entendu parler, dire qu’il les suivrait sans faire d’histoire, mais dès qu’ils ont parlé de moi, c’était trop tard. J’ai entendu des bruits – il devait se battre avec ses poings et pas encore ses pattes – et il est monté dans la chambre où je me cachais. Il m’a fait signe de me cacher en dessous du lit et je ne fis aucun bruit pendant qu’il se transformait. J’étais pétrifiée, je n’ai jamais été aussi terrorisée dans ma vie, jamais. Ils ont défoncés la porte de la chambre, heureusement quand mon père était transformé, et ils se sont battus, c’est confus dans ma tête, tout ce dont je me rappelle c’est le bruit des coups de feus, le sang sur les murs et le regard de mon père quand il est tombé par terre et qu’il m’a regardée fixement. Je ne sais pas s’il est mort dans la chambre ou s’il est mort lorsqu’ils l’ont emmené, avec le recul, j’espère dans la chambre, pour qu’ils n’aient pas pu expérimenter sur lui.. Un agent du SUNH s’est penché vers moi après, je pleurais, et je n’avais même pas fait attention au bruit que j’avais fait ; peut-être même avais-je crié. T out est encore plus confus après ça, je crois que cet agent avait été gentil, je n’étais pas sure, il me semble qu’on m’avait attaché les mains, je crois que j’avais essayé de me battre, ou alors peut-être avait-on cru que j’étais moi aussi un loup-garou. Je me rappelle avoir pensé que si j’avais été un loup-garou, je les aurais tous tués. En fait.. Il me semble l’avoir dit à haute voix.



    « Non mais vous vous croyez où exactement ?!» M’exclamais-je, furieuse, et à deux doigts d’éclater ma tablette numérique dans la tronche de cet agent du SUHN. Ce type avait osé frapper un loup-garou déjà blessé, jusqu'à que le type s’effondre par terre, dans mon laboratoire. Comment osait-il ? Je fulminais. « On est dans mon labo ici pas dans votre QG minable. La prochaine fois que vous osez brutaliser un l-» Il ne me laissa même pas le temps de finir, et sur le même ton furieux que le mien il répliqua « Vous allez faire quoi ? Me hurler dessus jusqu’à ce que mort s’en suive ? Je vous signale que ce n’est pas encore votre labo ma petite, c’est toujours celui de votre cher papa alors m’emmerdez pas ou c’est moi qui ferait de votre vie un enfer. » Un sourire froid et hostile se vissa sur mon visage. J’aurais pu faire un carnage, mais autant rester dans la légalité n’est ce pas ? « Je vais vous dire un truc mon vieux, déjà de un des comme vous j’en bouffe trois au petit dej’. Quand on passe un tiers de son temps avec des loups-garous, les vieux mecs aigris dans votre genre vous paraissent bien inoffensif. » Bon, c’était seulement en partie vrai, mentalement j’étais parfaitement capable de le remballer, mais si on en venait aux mains c’était évident que je me retrouverai sur le carreau. Seulement, question d’habitude, je tenais toujours tête à tout le monde. Homme, femme, grand, petit, baraqué ou maigrelet, mon père m’avait toujours appris depuis toute jeune à ne jamais ne me laisser faire. « Et franchement entre vous, un agent du SUNH plus ou moins efficace aux méthodes plus que douteuses, et moi, une scientifique respectée et reconnue je me demande bien qui le patron, alias mon père adoptif comme vous l’avez si bien fait remarqué, pourrait bien choisir, hein ? » Il est resté silencieux, tout contrit, me fixant avec son air contrarié et des yeux de merlan frits. J’haussais un sourcil et lui sourit « C’est bien ce que je pensais, faites gaffe qui vous menacez mon vieux. Maintenant dehors. » Grognais-je avant de focaliser mon attention sur le loup-garou blessé. Le type devait encore être sous l’effet des sédatifs, il a à peine réagit quand j’ai posé mes mains sur lui alors qu’en général un loup-garou blessé aurait au moins grogné. Je me suis demandée ce qu’ils avaient bien pu lui faire tandis que je le guidais doucement vers une cellule. J’aurais aimer lui dire que tout allait bien se passer, hélas il y avait de grande chance pour que ça se passe tout sauf bien. Je déteste mon boulot.

There is no such thing as justice, for the best that we can hope for is revenge.

    « Papa ! » m’exclamais-je, me détachant de la prise de la chercheuse qui me tenait la main. Surprise, elle n’a pas eu le temps de me retenir et j’ai réussi à courir me jeter sur le brancard sur lequel reposait le corps de mon père. L’homme en blouse blanche qui le poussait dans le couloir a eu l’air surpris, non, choqué. Je posais mes mains sur le bras de mon père, j’essayais de le secouer pour le réveiller. Pourtant je savais qu’il n’était plus là, j’imagine qu’une partie de moi refusait d’y croire. « Aller papa, réveilles toi maintenant. » insistais-je. Je remarquais la gêne et l’inconfort grandissant du chercheur, je sentais les regards dans adultes dans les cellules, mais je ne m’en occupais pas, focalisée sur mon père uniquement, je me suis mise à pleurer. La chercheuse est revenue me chercher, elle a attrapé ma main. « Aller, viens ma belle. » dit-elle le plus gentiment du monde. Je secouai la tête et récupérai ma main. « Je veux pas, je veux pas le laisser tout seul. Il faut pas qu’il reste tout seul. » Il était tout pour moi, mon héro, ma seule famille. Mon père était un héro, c’était un homme bien qui m’avait toujours aimée, il n’avait jamais fait de mal a personne. Il avait toujours été droit et bon. « Je veux rester avec lui !» Déclarai-je, catégorique. Je ne supportais pas l’idée qu’il soit seul, décédé ou pas. La chercheuse, sans doute par manque de patience, m’a soulevée et éloignée de lui. Le chercheur a rabattu le drap sur son visage et à continué son chemin rapidement. Et moi j’ai pleuré encore et encore tandis qu’on m’enfermait dans ma cellule.
    J’imagine qu’on m’a enfermée dans le doute. A l’époque on n’était pas sûr de ce qui advenait des enfants issus des unions entre humain et loup-garou. Pour ma part j’étais humaine mais pas que, j’étais faible. Dans ma cellule prévue a la base pour les loups-garous, j’avais froid, j’avais peur, et j’étais seule. Au bout de quelques expériences, prises en sang et examens en tout genre, ils ont finis par comprendre que je n’avais pas le gène lycan. Sans doute par peur, ils m’ont quand même laissée enfermée pendant au moins un an et demi, période durant laquelle je tombais malade à répétition ; du simple rhume a la pneumonie en passant par le virus surinfecté. J’ai passé la plupart du temps malade comme un chien dans un coin de ma cellule et personne ne s’occupait de moi. A chaque fois que je tombais malade, ils attendaient une à deux semaines pour voir si, comme les lycans, je guérissais plus vite, et quand ils voyaient que ce n’était pas le cas, ils daignaient me donner des médicaments. C’est là qu’ils ont comprit que bien loin d’être plus fort, mon corps était plus faible. Je guérissais beaucoup moins vite qu’une enfant normale. Comme quoi être la fille d’un loup-garou c’est pas si avantageux que ça. J’imagine qu’ils ont eu raison de ne pas divulguer cette information, on aurait eu beaucoup moins peur si on avait su que le pire qu’une union humaine/loup-garou pouvait donner, c’était une petite chose fragile au système immunitaire défaillant. Une fois qu’ils ont compris ça, ils se sont contentés de scanners et autres tests psychologiques. C’est comme ça qu’on a découvert que j’étais une surdouée ; c’est ce qui m’a sauvé de cet enfer.

    Je plaquais ma main sur la petite fenêtre de la porte. J’avais pas le choix, j’étais encore trop petite pour que mon visage arrive à la vitre. Je voulais le voir pourtant, le garçon de la cellule d’à côté mais j’étais trop petite. Je laissais ma main un moment, déçue qu’il ne me réponde pas, déçue que je n’arrive pas à le voir. Le jour avant, je l’avais entendu hurler depuis ma cellule, je savais que c’était lui parce que je les avait vus l’emmener. Je savais que c’était lui et j’avais pleuré en l’entendant hurler. C’était injuste, il ne méritait pas qu’on lui fasse du mal. Je ne voulais pas qu’on lui fasse du mal. « Eve ! On s’en va. » Je ne bougeais pas, je toquais a la vitre. J’appelais son prénom mais il n’a toujours pas répondu. Mais je voulais lui dire que j’allais partir, je ne pouvais pas le laisser sans le prévenir. Je n’avais pas le choix mais je pouvais au moins le prévenir. Le docteur Moore – qui insistait pour que je l’appelle maman – et son mari venaient de ‘m’adopter’. La vérité c’est qu’ils avaient vu mon potentiel et qu’en plus, ces deux chercheurs fous pourraient étudier ce qu’ils pensaient être une hybride à leur domicile, avec leur tasse de café et leur petite vie tranquille. Désolée les mecs, les hybrides ça n’existe pas, vous avez excités vos neurones pour rien. Au moins ils étaient gentils avec moi, je ne manquais de rien et on ne m’a plus jamais brutalisée, ou laissée mourir de froid ou malade comme un chien. J’avais un toit, de la nourriture, j’étais logée et blanchie, et j’avais le droit d’aller et venir comme je voulais dans le laboratoire. Plus je passais de temps la dedans, en étant libre, plus je me disais qu’un jour, je ferais quelque chose contre. J’ai traversé l’adolescence en rêvant de détruire le laboratoire de l’intérieur, de les libérer tous, de tout saboter. Et je dois dire qu’aujourd’hui, j’y travaille bien.
    Mon premier sauvetage fut plus qu'hasardeux. J’avais treize ans et je connaissais chaque recoin du laboratoire comme ma poche, y comprit ce que je n’étais pas sensée connaître. Malgré le temps qui est passé, je n’avais pas oublié mon voisin de cellule, et on se croisait encore beaucoup ; honnêtement j’avais vraiment un coup de cœur pour lui, j’aimais pas grand monde mais je pouvais dire que lui oui. Presque sûre que ce n’était pas réciproque, mais en même temps j’étais une petite intello maigrelette de 13 ans qui traînait dans un laboratoire, niveau atout séduction je n’étais pas a 0, j’étais en négatif. Mais je m’en foutais. Il fut le premier d’une longue série de loups-garous que j’ai aidé à s’échapper. Autant dire que c’était brouillon, mais ça à marché c’est le principale. A l’époque, il y avait beaucoup moins de sécurité, moins de caméra, et surtout j’avais un accès quasi incognito à la salle de contrôle, et croyez moi, c’est utile. « Ben qu’est ce que tu fais là toi ? » lâcha l’agent de la sécurité. Je fis mes plus beaux yeux innocents – je m’étais beaucoup entraînée – et je lui racontais le plus gros bobard de la planète comme quoi j’avais du courir dans les couloirs pour échapper à un loup, je cite, très méchant. Je n’ai aucune idée de pourquoi il m’a cru, mais il a jugé bon de me laisser seule au milieu de la pièce pour partir à la recherche du méchant inexistant.Je n’avais que peu de temps avant qu’il revienne, peu de temps pour mémoriser le plan, apprendre le code de la cellule et couper l’électricité pendant un petit moment. Heureusement que j’étais douée. Apprendre le code fut le plus simple, je crois que c’était le même pour tout le monde, il ne me fallu pas plus d’une ou deux minutes pour mémoriser le chemin à prendre, les étages où monter, les caméras à éviter. Le plus dur à été de m’introduire dans le système de l’ordinateur ; je ne savais pas si c’était l’urgence de la situation ou le stresse, mais c’était la première fois que je me trouvais dans un état pareil, tremblante et sursautant au moindre bruit. J’ai cru que j’allais faire une crise cardiaque quand j’y suis arrivée. Le noir complet s’est installé pendant quelque minutes avant que le générateur de secours interviennent, mais c’était ce que je voulais, le générateur ne se chargeait que du principale, à savoir un minimum vital de lumière, et la sécurité. Donc les cellules. Mais puisque je connaissais le code, ce fut un jeu d’enfant. Fébrile, je suis précipitée hors de la pièce direction mon ancien voisin de cellule. J’avais beau regarder par la fenêtre, je ne le voyais pas, pourtant il devait forcément être là. Je fronçais les sourcils et tapais le code le plus vite possible, terrorisée a l’idée qu’ils l’aient gardé enfermé ailleurs ou pire, et c’est seulement a ce moment là que j’ai vu qu’il me regardait à travers la vitre, comme une idiote j’ai sursauté et il est reparti au fond de sa cellule. J’ai pris une demie seconde pour me maudire avant d’ouvrir la porte. Je n’aurais pas pensé être intimidée et pourtant c’était le cas, peut-être parce que c’était la première fois qu’on se voyait d’aussi près, allez savoir. Même moi j’ai du mal à comprendre mon moi d’il y a dix ans. Pas le temps de jouer a la midinette, je lui tendis ma main « Viens » soufflais-je. Heureusement qu’il a obtempéré, on n’avait pas toute la journée après tout. Je fus surprise quand il a pris ma main, je m’étais pas attendue a ce qu’elle soit si douce, et je n’avais jamais pensé au contraste entre sa température et la mienne, mon cœur se brisa un peu en constatant que l’habitude que j’avais, que j’aurais du avoir, avait disparue. Je détournais le regard un instant mais resserrais ma prise sur sa main, plus que tout je ne voulais surtout pas le lâcher. Jamais. Mais j’ai du me ressaisir, ce n’était pas le moment d’être sentimentale, il ne fallait pas que j’oublie que mon but premier était de le sortir de là et que pour ça mon temps était plus que limité. « Suis-moi » ais-je chuchoté avant de l’entrainer avec moi au travers d’un dédale de couloir. Je devais me souvenir de tout, du chemin, des caméras, de l’étage où je devais l’emmener, au bon moment et je fus surprise en constatant à quel point je trouvais ça simple. Il me surprit à plusieurs instants cependant, à chaque fois qu’il m’entrainait dans le noir pour nous cacher d’un garde ou deux que je n’avais pas entendus. Ouïe de loup garou oblige, ce fut bien pratique. N’empêche qu’il m’avait troublée pour sûr, mais je n’ai jamais eu peur de lui, pas a un seul instant.
    On y est arrivé finalement, tout les deux. Mais je ne pouvais pas partir avec lui, je n’aurais fait que le ralentir, ou pire, peut-être même que je l’aurai fait tuer. L’idée même qu’il aurait pu lui arriver quelque chose de la même façon qu’à mon père, c'est-à-dire en voulant me protéger, m’horrifiais au plus haut point. A contre cœur je lâchais sa main, je lui indiquais l’ouverture dans le mur, pour la ventilation il me semblait, j’expliquais qu’il n’avait qu’a s’y glisser, qu’elle menait tout droit à l’extérieur. Mais il ne bougeait pas, c’était déjà assez dur comme ça non ? Tu es libre songeais-je, vas t’en. « Vas-y » insistais-je. La lumière était totalement revenue, signe que l’électricité normale avait été rétablie. Bientôt il serait trop tard, un faible sourire est apparu sur mon visage avant que je prenne une grande inspiration et que je le pousse vers le soupirail. Il a fini par s’y glisser, et ce fut la dernière fois que je l’ai vu.


Il en faut du courage pour encaisser les coups de rage.

    J’aurais franchement du mal à expliquer pourquoi j’ai voulu bosser ici. Peut-être que je suis maso ? Peut-être parce que j’avais beaucoup plus de moyens pour faire mes recherches ici ? Peut-être pour essayer d’aider, en aidant à faire s’échapper les cobayes. Ou alors la pression de mes ‘parents adoptifs’. Mais c’était à la fois pour toutes ces raisons et pour aucune d’entre elles à la fois. Comme je l’ai déjà dit, mon rêve d’adolescente c’était de tout faire péter de l’intérieur. Autant vous dire qu’à 23 ans, je n’ai toujours pas renoncé. Cependant je ne me sers plus du laboratoire pour mes recherches personnelles. Vous connaissez les tranquillisants qu’utilise le SUNH ? Bien sûr que vous les connaissez. Que diriez-vous en apprenant que je les avais inventés par accident ? C’est rageant, c’est tellement rageant j’en tremble de colère à chaque fois que j’y repense. Il paraît que l’enfer est pavé de bonnes intentions, faut croire que c’est la vérité. J’ai toujours cherché à aider les loups-garous avec mes moyens, et connaissant leur faiblesse face à l’argent, j’avais pensé qu’en aidant l’argent à s’intégrer à leur organisme peut-être que cette ‘allergie’ disparaîtrait. Si j’y arrivais, vous imaginez, comment le SUNH pourrait-il seulement imaginer avoir le dessus sur un loup-garou immunisé à l’argent ? Ca sonne bien hein ? Sans rentrer dans les détails, j’ai eu l’idée d’utiliser le diméthylsulfoxyde, un solvant aprotique polaire, en gros, c’est un produit entraînant une plus grande absorption des toxines par les pores de la peau lorsqu'il est mis en contact avec celle-ci. Mais on l’utilise sous forme purifiée, par administration orale, intraveineuse ou cutanée, notamment pour favoriser le transport des médicaments dans les cellules et ainsi augmenter l’efficacité des dits médicaments dans le traitement de certaines maladies. Bref, en ce qui me concerne, je voulais transporter du nitrate d’argent dans une cellule de loup-garou, en espérant que le DMSO fusionne le tout pour les rendre moins vulnérable à l’argent. Ce fut une catastrophe ; non seulement ça n’a pas marché, mais en plus on m’a volé mon idée de base avant même que je teste un autre produit, pour en faire un sédatif surpuissant. Ne jamais faire confiance a un mec en blouse blanche. Jamais. Ils ont concocté un mélange de Nitrate d’argent, d’un sédatif puissant et de diméthylsulfoxyde. Le produit transporte le nitrate d’argent à travers la membrane cellulaire des loups-garous, les rendant vulnérables à la drogue. Une catastrophe, et c’était de ma faute. Je devais même en faire la livraison, vous y croyez ? « Au fait Sullivan, t’es libre à din-» Je ne lui laissais même pas le temps de finir que je lui coupais la parole pour lâcher un « Non. » catégorique. Mais il ne s’est pas laissé démonter le bougre, il n’a pas perdu son petit sourire qui se voulait charmeur « Un café alors ? » qu’il a insisté « Non. » grommelais-je, encore plus catégorique. C’est pas vrai ça, pourquoi ils entendent ‘pourquoi pas’ quand on dit non ? « Te fatigue pas, » lâchais-je en tournant les talons. « les mecs du SUNH ne m’intéressent pas du tout. » Lançai-je par dessus mon épaule, assez fort pour que tout ses collègues entendent, tant qu’a faire, avant de m’en aller. Franchement j’aurai largement préféré me couper les bras et les jambes plutôt que de sortir avec un mec du SUNH. J’entendais d’ailleurs au passage un « Y paraît qu’elle sort qu’avec des loups-garous celle-là. » dégouté. Et j’eus un petit sourire en coin parce que c’était complètement vrai. Ce n’est resté qu’a l’état de rumeur uniquement parce que mon père adoptif s’était toujours arrangé pour empêcher le bruit de se répandre. Bah oui, il ne voulait surtout pas perdre son petit singe savant ; et pendant longtemps, sortir avec moi c’était un peu comme signer son propre acte de décès.
    La gifle a pratiquement sifflé dans l’air avant de finir sur ma joue si vite que j’en suis restée sonnée. « Ca va durer longtemps tes conneries Eve !? Pourquoi tu nous fais ça ! Les relations avec les bestioles sont interdites et tu le sais très bien ! » Je lui jetai un regard dégouté et méprisant. J’imagine que ce n’était pas pour rien que je ne supportais pas la compagnie des êtres humains quand j’en avais un si mauvais exemple tout les jours devant les yeux. Mon premier petit copain était un loup-garou, je ne l’ai jamais caché parce que je ne voyais pas le mal, mais quand mon père adoptif l’a remarqué, il en était devenu malade et, comme par hasard, mon petit ami ne m’a plus jamais donné de nouvelles. Naïve, je n’avais jamais pensé qu’on puisse lui avoir fait du mal. Mais cette fois-ci c’était différent. « Vous et moi savons très bien que la pire chose qui puisse arriver c’est quelqu’un comme moi alors mêlez-vous de vos affaires ! » Nouvelle gifle. « Ne me parle pas sur ton. Je te promets que tu ne reverras plus jamais ce loup-garou. Si ce n’est pas de ton initiative ce sera de la mienne. » Sauf que je suis têtue comme une mule, et qu’en plus j’étais amoureuse. Ceci entrainant cela, j’ai continué de voir mon petit ami loup-garou.


    « Dorian ! » Il était beau, grand, ses cheveux étaient châtains clair et lui arrivaient à la nuque, il avait le teint légèrement halé et des yeux bleus presque turquoise. Il était un peu plus vieux que moi mais il avait l’âme d’un rebelle, enfin c’est ce qu’il s’amusait à dire pour cacher qu’il était tout simplement aussi chieur que puéril. On s’amusait bien ensemble. C’était un loup-garou bien sûr, je n’avais jamais éprouvé le moindre intérêt pour un humain normal. Son œil droit était fermé, gonflé et violet à cause du choc et pourtant il continuait de me regarder. Il essayait de me rassurer mais il avait l’air.. triste, mais il n’y avait que moi pour le remarquer tout simplement parce qu’il n’y avait que moi qui le connaissait. Il avait aussi et surtout l’air furieux. « Dorian ! » Hurlais-je encore, me débattant de toutes mes forces pour m’échapper de l’étreinte des agents du SUNH qui me retenaient. « Lâchez-moi ! » Mais j’avais beau tout tenter, ils étaient plus forts que moi, évidemment. J’étais faible et je l’avais toujours été, un seul agent à lui tout seul largement aurait pu me retenir mais là chacun d’eux me retenait un bras et je ne pouvais que regarder alors qu’ils brutalisaient mon petit ami. « Vous pouvez pas l’emmener ! On n’a rien fait de mal ! » Celui qui sembla être le chef me sourit « On s’en fout de ça, ordre du patron. » Il haussa les épaules, comme s’il se foutait pas mal de toute cette situation, alors qu’il continuait de sourire comme le tortionnaire qu’il était. « Mais rassure toi, on va l’emmener nulle part, on va juste .. Pouf, le faire disparaître. » Alors c’était ça ‘son initiative’, c’était ça que cet enfoiré avait prévu pour que personne ne sache que sa fierté se tapait un loup-garou. Sous le choc, je cessais de me débattre, je me contentais de fixer Dorian en pleurant. « Je suis désolée. » Murmurai-je. Et cet abruti, il m’a souri, ce crétin m’a souri. Il avait l’air résigné mais serein, j’imagine qu’il acceptait la sentence. Moi pas. Et je les regardais l’emmener loin de moi et je pleurais et il m’a fait un signe de tête qui se voulait rassurant, avant de me faire un de ses clin d’œil idiot que j’adorais tant et puis je ne l’ai plus jamais revu. En tout cas, j’avais bien appris ma leçon.


No one knows what it's like to be fated to telling only lies.

    « Ben, qu’est ce que tu fous Sully ? » Je grimaçai. On pouvait jamais être tranquille c’est pas possible. « Ta gueule. » grommelais-je tendis que je fixais la cellule de lycan, concentrée, avant de me détourner du microscope pour charger une aiguille avec du nitrate d’argent « t’as déjà trouvé comment les affaiblir avec de l’argent pourtant. » s’étonna mon collègue. « Je sais, et puis techniquement c’est toi qui a trouvé en me piquant mon idée. Laisse-moi tranquille. » Grognai-je, il me jeta un regard tout penaud qui ne m’attendris pas du tout. Bon j’avais conscience d’être un peu injuste, après tout il n’avait fait qu’obéir aux ordres. Mais j’étais non seulement vexée mais aussi et surtout en colère alors. Au bout d’un moment de silence, il a fini par partir. Règle ultime : Ne jamais faire confiance à un mec en blouse blanche. Bref moi, ce que je voulais faire c’était fusionner de l’adn lycan avec de l’argent pour les immuniser. Non je n’avais pas abandonné. Ça sonnait simple mais ça ne l’était pas du tout. J’abaissais les lunettes de protection sur mon nez et me penchais de nouveau sur le microscope. A nous deux maintenant songeais-je tandis que je plongeais délicatement l’aiguille dans le noyau de la cellule. La réaction a l’argent fut quasi immédiate, autant dire que ce n’était pas du tout la réaction attendue, et le microscope a .. Explosé, en tout cas la lame et heureusement que j’avais mes lunettes de protection ou je serais peut-être devenue aveugle. Le choc, léger mais quand même, me fit tomber de ma chaise. Je clignais des yeux, encore sonnée. D’accord. Non mais si vous voulez pas fusionner c’est pas grave hein, je comprend, des fois ça passe pas. J’entendis ma jeune collègue, une brillante biochimiste de 26 ans, Bridget je crois, appeler mon nom. « Qu’est ce qu’il s’est passé ?! » s’exclama-t-elle. « Euh.. Le microscope m’a pété à la tronche. » M’étonnais-je encore. Je vis sa tête tourner lentement vers le dit microscope et elle haussa les sourcils. Ce que j’aimais bien chez elle c’est qu’elle ne posait jamais de questions. « C'est le mec du budget qui va être content, m'enfin on s'en fout. Il faut soigner ta joue, viens. » Je fronçais les sourcils et retirais mes lunettes de protection. Ah ouais, je m’avais la joue entaillée. Je l’ai suivie sans faire d’histoire, encore surprise. Bon, bon, pas de fusion avec de l’argent d’accord, compris les mecs. « On dirait le cliché même d’un héro de film d’action avec cette blessure. » J’eus un petit rire et haussai les épaules « Mouais, tu parles. Les héros se blessent pas avec des pauvres microscopes. »

    « Sullivan, viens voir ! » J’haussai un sourcil dubitatif devant la mine agitée de mon collègue. En même temps il était du genre a faire dans son froc dès qu’un loup-garou cognait contre un mur alors, a force j’avais perdu l’habitude de le prendre au sérieux. « Dépêche toi, la 104 fait un truc bizarre !» Le mec de la 104 comme par hasard s’appelait Samuel, et j’avais prévu de le faire s’échapper le plus tôt possible, d’où le fait que je me suis précipitée à sa cellule, sans même savoir ce que le truc bizarre était, en aboyant sur mon collègue « Il n’était pas sensé recevoir la moindre injection avant deux jour espèce de sombre crétin ! » Quel enfer, le pauvre type se balançait contre les murs de sa cellule comme un damné, on aurait dit qu’il était en train de se transformer sauf qu’il était bloqué en plein milieu de la transition, c’était pas très joli à voir. « Qu’est ce qu’on va faire.. » gémit mon collègue, l’espèce d’incapable qui venait de faire foirer tout mon plan. « La ferme. » grognais-je. Il n’y avait pas d’autre solution que de mettre fin aux souffrances du loup-garou. Et dire que j’avais voulu le sauver. Le pire c’est que toute cette colère, cette frustration et cette tristesse, tout ça c’était des sentiments habituels pour moi maintenant. J’aurais largement préféré qu’ils ne le soient pas. Je pris une grande inspiration, chargeais la seringue et entrais dans la cellule. Bordel ce que j’aurais aimé qu’il y ait une autre solution. Le type me jetait un regard tellement vide, comme si la douleur avait drainé toutes ses forces. Seulement contre toute attente, un peu comme si son bras transformé avait sa volonté propre, il m’a saisie à la gorge avant de me plaquer contre le mur. Je n’ai pas paniqué, je me suis excusée silencieusement et j’ai plantée l’aiguille dans son bras.
    Je suis vraiment loin d’être un héro.
    Je ne suis qu’une menteuse incroyablement douée et une manipulatrice impitoyable. J’ai sûrement beaucoup plus de sang sur les mains que le loup-garou lambda dont les gens ont si peur. Tellement de gens étaient morts a cause de moi que si je les avais tués de mes mains, j’aurais probablement été l’ennemi public numéro 1. Je suis une personne absolument détestable sur tous les points, je le sais, mais au moins je fais ce qui semble être juste, et je me donne les moyens de le faire. Et tant pis si c’est dégueulasse, tant pis si le prix à payer c’est de regarder dans le miroir et de détester ce que j’y vois. Comme tout bon scientifique je ne crois pas a la religion mais si ça venait à exister je sais très bien que je n’ai pas ma place au paradis, mais au moins je prendrais bien soin d’emmener le maximum de gens avec moi. J’aime les loups-garous, j’imagine que c’est pas ce qu’on pourrait croire, mais c’est vrai. Tout simplement parce qu’on ne peut pas leur mentir. Pas de faux semblant, pas de mensonges avec eux. Juste l’instinct et la vérité et peu importe si c’est brute parfois, c’est mieux que de mentir. Les choses sont ce qu’elles sont et pas autrement. J’aime être avec eux parce que je n’ai d’autre choix que d’être moi même. Comme d’habitude, je suis rentrée chez moi encore assez tard, mais j’avais complètement perdu la notion du temps et surtout j’ai abandonné l’idée d’avoir des heures de sommeil dites normales. J’arrive à peine à fermer l’œil la nuit de toutes façons. J’ai prit grand soin de ne pas faire de bruit vu que mes voisins étaient super chiants. J’habitais malheureusement un appartement assez grand, dans un immeuble qui se voulait chic, rempli de gens coincés, dans un quartier tout aussi chic et coincé. C’était la barbe, mais c’était le seul moyen pour que les Moores me laissent partir en paix. C’est d’ailleurs après avoir déménagé que j’ai enfin pu changer de nom et reprendre celui de mon père. Le seul que je voulais porter. Quand j’ai ouvert la porte, mon chat, prénommé Friedrich (je l’avais appelé comme ça à cause du chercheur qui avait découvert l’ADN si vous voulez savoir), est venu se frotter contre ma jambe, je lui caressai la tête et une fois qu’il fut satisfait, il prit la fuite direction ma chambre, surement pour dormir sur le lit. Il y passait plus de temps que moi, au moins comme ça, mon lit servait à quelque chose. Il n’allait pas s’attarder longtemps de toutes façons, pas avec cette odeur de mort sur moi. Je songeais que, dans un sens Friedrich était bien mieux éduqué qu’un être humain et je laissais tomber mes dossiers sur le canapé. Mon appartement était un joyeux – ou pas – désordre, des dossiers et autres bouquins et revues scientifiques jonchaient le sol, pourtant selon moi tout était “en ordre”. D’ailleurs jamais le chat n’ajoutait pas plus de désordre que je ne le faisais moi-même. Le seul endroit rangé était à proximité de mon ordinateur et là où j’avais posé mon microscope, et encore une fois, j’insiste, il n’a jamais rien fait tomber, ce chat était parfait. Je passais de mon salon à ma chambre par la double porte, constatant que Friedrich était effectivement roulé en boule sur mon lit, pour finir dans la salle de bain. Je me débarrassais vite fait de mes vêtements, songeant que j’aurai limite voulu les brûler après tout ça et j’ai pris une douche. Ma nuit s’est finie sur le canapé, lunettes sur le nez et tasse de thé à la main, à plancher sur qui je pourrais essayer sauver cette fois. Passionnant, je sais.

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Because heaven sends and heaven takes. Yeah she's got a criminal mind. She's got her halo and wings hidden under his eyes, but she's an angel for sure. She just can't stop telling lies. But it's too late for his love, already caught in a trap. His angel's kiss was a joke, and she is not coming back

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EVE ~ Little Red Ridding Hood.

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