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 Run for your life ~ Seven.

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MessageSujet: Run for your life ~ Seven.   Lun 18 Juil - 1:23

    L’avantage de mon métier, c’était qu’au moins, dès que je pouvais aider, je le faisais. La plupart des autres chercheurs se gardaient bien de contrarier les agents du SUNH ou leurs supérieurs mais moi je faisais ce qui me semblait être juste ; à savoir aider le plus de Lycan possible sans finir en prison ou pire. Quoi qu’il en soit, j’avais entendu parler de rapports que le SUNH devait remettre au laboratoire, alors, comme toujours, je me suis proposée pour aller les récupérer. Tout le monde au labo m’était très reconnaissant d’ailleurs, puisque j’étais à peu près la seule à accepter de me déplacer dans le District. Les autres chercheurs étaient perdus et terrorisés sans leurs blouses blanches et leurs tranquillisants, de vraies victimes en puissance. Je passais la journée sur un échantillon ADN. Ils voulaient me faire inventer une arme qui fonctionnerait au niveau moléculaire, tout ce que j’ai accepté de faire c’est d’étudier l’ADN Lycan et de les laisser se débrouiller après, et on avait trop besoin de moi pour me refuser la condition. Enfin, bref.

    L’ADN Lycan étant mille fois plus fascinant que tout autre ADN, je n’ai pas vu le temps passé, et il faisait déjà nuit lorsque je sortais de l’hôpital. Je soupirai et trottinai jusqu'à ma voiture, c’est quand je mis le contact que je remarquais que j’avais même dépassé l’heure du couvre feu. Bah, tant pis, j’enfreindrai les règles encore une fois, j’avais l’habitude. Je me suis garée pas trop loin de l’entrée du District, j’étais toujours un petit peu paranoïaque et je m’imaginais toujours que si le SUNH finissait par voir clairement ma voiture ils se mettraient à me suivre partout. C’est qu’on n’apprécie pas trop les enfants de Loup-garou, au SUNH… Enfin bref, je marchais jusqu’au portail et passait par les formalités d’usage. Bien sûr le type chargé de la garde ne s’est pas empêché de me faire la morale en parlant du couvre feu jusqu'à ce que je lui colle mon badge de chercheur sous le pif pour qu’il me laisse enfin passer.

    Je marchai jusqu'aux postes avancés la tête haute, mon père m’avait souvent dit de ne montrer aucune faiblesse face à Lycan si je ne voulais pas finir en repas. C’est ce que j’avais donc fait toute ma vie et ça n’allait pas changer maintenant. J’ignorais totalement les regards bizarres et autres transformations en cours – surtout ne pas ce mêler de ça, surtout pas – mais je jetais quand même quelques coups d’œil, au cas où je voyais quelqu’un de blessé. Je n’étais ni médecin, ni infirmière, mais je connaissais assez l’anatomie humaine – et lycane – pour aider. En plus, j’avais pris de quoi recoudre dans mon sac avec quelques antibiotiques au cas ou. Bref, je récupérais les rapports sans encombre, m’engueulais un petit peu avec ce très cher Cal Smith, avant de repartir d’où je venais.

    C’est là que j’ai vu un type par terre, il saignait. Je me suis demandé pendant un moment s’il était un loup-garou ou un humain, mais à en juger par la manière dont il respirait, il devait sûrement être en train d’essayer de se transformer. Il devait être trop faible pour y arriver. Enfin, c’est ce que je pensais quand je me suis approché précipitamment. Je me suis penchée vers lui, je lui ai dit « ça va aller » et je n’ai même pas eu le temps de lui dire que j’allais l’aider que j’ai remarqué ses yeux. Il n’était pas trop blessé pour se transformer, il était en train de se transformer. Bon, bah j’étais dans une situation légèrement délicate, et j’étais presque sure d’avoir sursauté. En fait, j’en étais sure puisque j’étais tombée sur les fesses.

    Je me suis relevée aussi vite que possible, a vrai dire je paniquais légèrement; il était blessé, il était en train de se transformé, et moi j’avais débarqué comme ça, par surprise. J’avais surpris un loup-garou blessé, autant dire que j’avais fait une sacrée bourde. En plus, une part de moi voulait courir le plus vite possible et l’autre me hurlait que si je courais, il voudrait m’attaquer encore plus. Mais mon instinct à été plus fort que ma tête et au moment où j’ai vu de la fourrure, je me suis mise à courir. Et non seulement j’avais un loup-garou en rogne aux fesses, mais je me faisais aussi remarquer par les autres qui, à la base, n’en avait rien à faire de moi. Et en plus, l’avant poste du SUNH était encore plus loin que la sortie alors, dans le doute, je me suis mise à courir le plus vite possible vers la sortie. Ca m’apprendra à vouloir aider, tiens.


désolée c'est nul mais c'est mon premier poste depuis au moins un an alors hein ><

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MessageSujet: Re: Run for your life ~ Seven.   Mar 19 Juil - 0:27

Le jeune homme s'étira longuement sur son canapé. La télé allumée émettait une lueur suffisante pour éclairer la pièce. Il passa une main dans ses cheveux sombres avant de laisser l'autre main se glisser dans la poche arrière de son jean. Il en sortit un paquet de cigarette usé par le temps et totalement ratatiné. Pire encore, une fois ouvert il était vide. Le lycan ne pu retenir un grommellement. Il se leva péniblement de son sofa -dans lequel il était tout de même vautré- et s'étirant de nouveau il traina des pieds jusqu'à son lit. Son logement n'était pas d'un grand luxe mais lui plaisait aisément. Il vivait dans ces garages réaménagés. Au rez de chaussée se trouvait son garage ou voiture et moto étaient garée, puis un monte charge assez austère l'amenait à l'étage où se trouvait une grande pièce aménagée. Elle faisait office de salon-cuisine-chambre à la fois. Et telle une mezzanine, de son salon il avait vu sur ses véhicules. Une façon aussi de pouvoir voir les visiteurs entrer. Une fois arrivé au coin chambre, il commença à ouvrir les tiroirs, à soulever oreillers et draps, avant de farfouiller dans des jeans sales qui trainaient au sol. Que des paquets vides. Râlant derechef, le jeune homme se traina jusqu'à la cuisine et chercha de nouveau. Rien.

Il s'appuya contre le meuble de cuisine et eut un profond soupir. Bon, il devait visiblement aller s'en acheter. Pas que le supermarché soit loin de chez lui, mais la simple idée de devoir sortir pour si peu le renfrognait. À croire que rien ne lui faisait plaisir. Seven se décida enfin, chaussa ses rangers, enfila sa veste et prit le monte charge. Il avait aucune envie de sortir, ni même de se trainer jusqu'au magasin, mais il avait tellement envie de clopes que s'il avait fallut marcher plus d'une vingtaine de kilomètres, qu'il l'aurait fait. Il sortit de la supérette avec ses paquets de clopes et l'une d'elle déjà allumée entre les lèvres. Rien de tel qu'une bonne bouffée de nicotine pour se remettre d'aplomb et retourner tranquillement chez soi. Il ne fit pas attention aux loups qui fouillaient dans les poubelles du coin, à ceux qui se battaient pour un simple bout de viande. Il laissa passer un véhicule du SUNH -patrouille du soir- et reprit son chemin, traversant les rues les plus sombres du District.

Au détour d'une rue, une odeur vint titiller ses sinus. L'odorat d'un loup-garou était très puissant, ils pouvaient capter l'odeur d'une proie à plus d'un kilomètre, si ce n'est plus. Mais cette odeur était particulière, elle avait un gout de déjà-vu. Comme lorsque vous sentez un parfum et qu'il vous rappel quelqu'un. Sauf que ce quelqu'un vous n'arrivez pas à mettre un visage dessus, encore moins un nom. Il laissa tomber sa cigarette et l'écrasa du pied avant de reprendre son chemin, comme si de rien était. Mais cette odeur revenait et l'entêtait au plus au point, où l'avait-il déjà sentie ? Inconsciemment il commença à s’engouffrer dans les rues, s'approchant pas à pas de la source de cette odeur. Et ce ne fut qu'à une raisonnable distance qu'il perçut ce battement de cœur familier, celui d'un être humain. Un battement affolé par la peur et poussé par l'adrénaline. Ce n'était surement pas un agent du SUNH. Bien vite le son du souffle rauque d'un lycan vint bourdonner l'ouïe du jeune homme. Et sans réfléchir il s'élança dans les ruelles.

Plus il s'approchait et plus il savourait cette effluve humaine féminine. Seven n'était pas le genre de personne à retenir quoique ce soit, que ce soit un visage, un nom, encore moins une odeur. Celle-ci était bien particulière et pour une fois, il voulait savoir pourquoi. De plus son instinct le poussait à agir. Car si cette personne était en danger et qu'il ne faisait rien, son odeur disparaitra et il ne saura jamais. Ce qui était peut-être mieux, mais quand bien même il aurait souhaité faire demi-tour, il en était incapable. Il allait déboucher dans une ruelle plus large qu'une jeune femme blonde passa en courant. Murdock se transforma en un quart de seconde, débouchant dans la rue où se trouvait la jeune femme pour fondre sur le loup-garou qui la poursuivait. Les deux créatures roulèrent sur le sol avant de terminer dans un amas de gravas, le tout dans un capharnaüm pas croyable. Le loup légèrement roux sortit le premier et sans chercher à comprendre retourna vers sa proie qui devait s'être stoppée face à une rue qui n'était autre qu'un cul de sac. Seven se redressa, loup d'une teinte d'un gris virant au noir à certains endroits, et lança un grondement guttural à l'autre lycan. S'en suivit divers échanges rauques, les poils de l'échine se hérissant, les muscles se crispant. Les mâchoires claquèrent dans le vide, chacun essayant d'impressionner l'autre. Puis sans prévenir, Seven se jeta sur l'autre loup, plantant ses crocs dans la peau de son cou, tandis que l'autre l'assenaient de coups violents dans les côtes. Le roux finit par visiblement rendre les armes. Seven le lâcha et le laissa partir couiner ailleurs. Le lycanthrope se redressa et observa un moment la rue du regard -peut-être pour être sûr que l'autre ne revienne pas- avant de se retourner vers la jeune femme. Le gout du sang s'estompait, son parfum entêtant revenait. Qui était-elle donc pour posséder pareille odeur ?

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MessageSujet: Re: Run for your life ~ Seven.   Mer 20 Juil - 0:39

    Je me sentais stupide comme tout, j’étais en train de courir, et j’avais peur. Et je me sentais stupide d’avoir peur, parce que j’avais peur en plein milieux du district plein de loups-garous, ce qui était comme se balader avec écrit ‘attaquez moi’ sur le front, et avec un qui me courrait après parce qu’il avait décidé que j’étais le repas du soir, en plus. C’est sur que j’avais toutes les raisons d’avoir peur, mais j’aurais espérer pouvoir mieux me contrôler. Au lieu de ça, tout ce que je pouvais faire c’était courir pendant que j’étais morte de trouille. Le problème, c’est que je n’étais pas du tout une grande sportive, j’avais beau être mince, ce n’étais pas du tout parce que j’avais du muscle ou que je faisais de l’exercice. J’avais même une prédisposition à l’asthme, autant dire que courir, ce n’était pas vraiment mon truc. J’avais du mal à me concentrer sur ma course, je sentais que le loup me suivait de prêt et j’étais a peu près certaine que si j’étais encore en vie c’était seulement parce qu’il voulait s’amuser à me pourchasser.

    Je sentais mes jambes faiblir de plus en plus en plus vite, j’ignorais mon point de côté et continuait à courir quand même quand je réalisais que j’étais en train d’arriver droit vers un mur. Un cul de sac. J’étais trop essoufflée pour lâcher un juron, mais si j’avais pu c’est que j’aurais fait, au lieu de ça, je me répétais mentalement continue de courir, continue de courir. C’est là que j’ai vu un autre loup, je ne me suis pas arrêtée pour autant, mais j’ai entendu un énorme bruit. Je fis volte face, me retournant tellement vite que j’en suis tombée. Je fronçais les sourcils et fixait le tas de gravas, j’ai eu du mal à intégré le fait que le loup que j’avais aperçus c’était jeté sur le loup qui me poursuivait. En parlant du loup, je sursautais en voyant le loup roux sortir le premier, je me suis relevée le plus vite possible, m’attendant à le voir juste en face de moi, prêt à mordre, mais non. L’autre loup – le gris – était sorti aussi et on aurait dit qu’ils parlaient. Enfin ils se grognaient dessus, littéralement, sans doute essayaient-ils de se faire fuir mutuellement. J’espérais juste qu’ils n’avaient pas une conversation du genre : « c’est ma bouffe » « oui, bah ta bouffe je te la vole ».

    Et puis, soudainement, le loup gris s’est jeté sur le roux, j’ai sursauté, et ils se sont mis à se battre. Je me retrouvais à les regarder fixement sans même me rendre compte que je retenais mon souffle. J’étais dans le doute absolu quant à mon sort, mais je me retrouvais quand même à encourager mentalement le loup gris, parce que je savais que le roux voulait me tuer, alors que pour le gris, après tout, il y avait bien une petite chance qu’il ne veuille pas me dévorer. Je me demandais pendant combien de temps ça allait durer, et en même temps, je me demandais lequel devait avoir le plus mal. Il était clair que la prise du loup gris sur celle du loup roux était puissante mais l’autre continuait de le frapper encore et encore. Jusqu'à ce que le roux laisse tomber. Je recommençais enfin à respirer. Le loup gris à laissé le roux partir, et je le suivis du regard, fixant la ruelle sans vraiment voir avant de reporter mon attention sur le loup gris.

    Je reprenais encore doucement mon souffle, fixant le loup en face de moi. Et, comme d’habitude, j’avais envie d’enfouir ma main dans sa fourrure comme si c’était un chien inoffensif. C’était stupide, je savais que ce n’étais pas un chien, et je n’allais pas le faire, mais à chaque fois c’était pareil surtout qu’il était gris. J’adorai les loups gris. C’est comme quelqu’un qui va préférer les blonds au bruns, eh bah moi j’aimais bien les loups gris. Je le regardais fixement et faisait bien attention à ne pas baisser le regard ; il m’avait assez vu en position de faiblesse. Je fronçais les sourcils et croisais les bras. « Est-ce que je dois vous dire merci ou est-ce que je dois recommencer à courir ? » Comme il était toujours en loup, il aurait eu du mal à me répondre, et puis je n’étais pas sûre de vouloir le voir sous forme humaine notamment a cause du cruel manque de vêtements. Alors je levais la main et précisais « On a qu’a dire qu’un grognement veut dire merci. » espérant vraiment avoir droit à un seul grognement.

    désolée c'est pas terrible, je savais pas comment finir le post mais si tu veux que j'ajoute/enlève un truc tu me le dis, hein.

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MessageSujet: Re: Run for your life ~ Seven.   Mer 18 Avr - 23:24

Ses babines frémirent alors qu’il humait l’air. Ne pas arriver à remettre une quelconque image sur cette odeur commençait doucement à l’irriter. C’est bien connu, un loup-garou possède très peu de patience. Cette odeur était rattachée à un souvenir, mais il n’en était pas vraiment sûr. Sa mémoire lui jouait souvent bien des tours une fois qu’elle portait sur des évènements datant d’avant son arrivée dans le district. Même des choses les plus anodines, comme le sourire de sa mère, le visage de son père, ce genre de détail que l’on ne souhaiterait jamais oublier. Même ça il n’arrivait pas à remettre le doigt sur une miette d’image. Le seul sens capable de le ramener en arrière était l’odorat. Ce doit être le sens qu’il avait le plus perfectionné, en plus de son ouïe. En même temps, cloitré dans sa cellule pendant toutes ces années, il ne regardait pas grand-chose hormis les murs et devant alors se concentrer sur les sons, les voix et les odeurs. Il aurait su vous différencier des odeurs entre milles. Il se rappelait même du parfum inoubliable des Scarlett Carson, parfum que portait toujours sa mère. Tout comme il pouvait se rappeler de l’odeur d’un agent du SUNH qui l’aurait traqué la veille. Alors pourquoi cette jeune femme à la chevelure blonde avait-elle une odeur si particulière. Un parfum si entêtant. Il doit bien avoir une signification non ? Autrement pourquoi son odeur serait-elle aussi troublante et pas celle d’une autre humaine ordinaire.

Il ne s’était pas rendu compte qu’il la fixait depuis tout à l’heure. Redressé sur ses deux pattes arrière, il la toisait du haut de ses deux mètres -si ce n’était pas plus-. Lorsque ses pensées dérivèrent enfin, il remarqua le regard soutenu de la jeune femme. Elle se montrait forte, le regard fixe tout en se tenant bien droite. Il y eut un semblant de sourire qui tenta de s’esquisser sur les babines du loup. Telle une grimace qui aurait pu laisser dévoiler ses crocs meurtriers. Mais il se retint surement, car ses babines n’eurent qu’un faible mouvement, le sourire ne se dessinant que de moitié. Elle voulait se montrer forte. Tenir tête à un loup-garou, c’est ce que tout le monde conseille. C’est un bon conseil oui, mais pas efficace à cent pourcent non plus. « Est-ce que je dois vous dire merci ou est-ce que je dois recommencer à courir ? » Il ne répondit évidemment pas, comment voulez vous qu’il lui dise ? En langage des signes ? Il aurait pu reprendre forme humaine, mais il ne semblait pas vraiment vouloir se retrouver à poil devant cette femme. Pourtant il n’était pas du genre pudique. Il suivit sa main du regard. « On a qu’a dire qu’un grognement veut dire merci. » Son museau se plissa, l’odeur venait le titiller une nouvelle fois. Le loup bougea enfin, il s’approcha doucement de la blondinette tout en humant son odeur. Cette même sensation de « déjà-vu » le submergea. Ses babines frémirent et comme pour répondre à sa question il émit un léger grognement tout en s’arrêtant tout près d’elle. Elle n’avait pas à fuir par crainte qu’il la dévore. Ça faisait bien longtemps déjà qu’il se contrôlait assez de ce côté-là. La chaire humaine est exquise, mais il ne la goutait que si l’humain en question s’en prenait à lui. Cette jeune femme ne figurait pas au menu. Allez savoir, en était si près d’elle c’est comme s’il remarquait un détail qui lui avait jusqu’ici échappé. Le loup se vouta afin d’avoir sa tête à hauteur de celle de la jeune humaine. Ses deux prunelles dorées vinrent sonder le regard azur de la jeune femme. Était-ce son regard, ses yeux, leur couleur ? Ce sentiment étrange de déjà-vu était revenu, il resta un court instant dans cette position avant d’émettre un sourd grondement contre lui-même et de se redresser brusquement. Qu’est-ce que ça pouvait être chiant, ne pas pouvoir se souvenir de quoique ce soit. Le loup lâcha un profond soupir avant que l’impasse dans laquelle ils se trouvaient ne sombre étrangement dans un silence intense. Le loup se retourna brusquement tandis qu’une voiture du SUNH se pointait deux secondes après au bout de l’impasse. Armés de leurs lampes, la lumière fut braquée sur les deux jeunes gens. L’animal plissa des yeux à cause de la lueur aveuglante. « Eh vous ! Qu’est-ce que vous faites ?! » Manquait plus que ça. Le poil de son échine se hérissa, laissant son corps s’affaisser et se retrouver sur ses quatre pattes, il prit une posture menaçant, un long grognement émanant de sa gueule encore close. Il était assez près et grand pour masquer la jeune femme toujours derrière lui. Comme un animal qui protègerait son repas des charognards, il grogna de plus belle lorsqu’ils s’approchèrent d’avantage. « Va me chercher mon flingue toi reste pas planté là, on va pas le laisser nous sauter dessus ! » Gueula l’un des agents à l’autre. Les babines du loup se retroussèrent, laissant voir ses crocs, prêts à gouter à la chaire de ces hommes. Ils veulent jouer ? On va jouer. Mais ce n’était sans compter la réaction de la jeune blondinette située jusqu’ici derrière lui.

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MessageSujet: Re: Run for your life ~ Seven.   Jeu 19 Avr - 17:22

    Je n’arrivais pas à dire ce qu’il avait derrière la tête ce loup-garou. Il ne semblait pas du tout sur le point de m’attaquer, sinon il l’aurait déjà fait, et puis même on aurait dit qu’il était en train de renifler l’air comme s’il recherchait quelque chose ? Et après seulement il se mettait à grogner. C’était un comportement bizarre, un peu comme s’il s’énervait tout seul. Au moins tant que je n’étais pas la cause de son énervement, il n’avait aucune raison de venir m’attaquer. Donc à la rigueur il pouvait bien s’énerver tout seul ça ne me dérangeais pas. Mais j’avais quand même préféré demander confirmation, bien sûr je savais bien qu’il ne pouvait pas me répondre sous cette apparence, donc j’avais convenu d’un code qui nous aurait arrangé tout les deux : lui il n’aurait pas eu besoin de se re-transformer, et moi j’aurais évité de voir un énième homme nu. Parce que c’est bien gentil tout ça mais je commence à en avoir ma claque de voir des gens a poil contre mon gré moi. Il ne m’a pas répondu tout de suite, dans le doute, je restais droite et immobile, il ne fallait pas montrer sa peur et je ne la montrerai pas. Mais en même temps.. C’était bizarre parce que justement, je n’avais pas spécialement peur, pour être précise, on aurait pu dire que j’étais un peu intimidée, mais pas effrayée. Je restais donc immobile quand il s’est approché de moi, je me suis contentée de le suivre du regard, me demandant franchement ce qu’il pouvait bien me vouloir. C’est seulement une fois tout près de moi qu’il grogna, me confirmant bien qu’il n’avait aucune intention de faire de moi son casse-croute. J’hochai silencieusement la tête, lui signifiant que j’avais bien compris, et encore une fois je constatais que je n’avais pas peur. Cette fois-ci c’était de la curiosité. Je me demandais pourquoi il semblait tellement intéressé par moi ; je n’avais pourtant vraiment rien de spécial. N’empêche que ce rien de spécial que j’avais devait vachement l’intriguer, parce qu’il s’est courbé de façon a être a ma hauteur et a me regarder dans les yeux. Par réflexe, je soutins ce regard, mais en même temps, c’était joli les yeux de loups-garous. J’haussais un sourcil, me retenant de lui demander si j’avais un truc qui clochait genre un gros bouton pas beau ou quelque chose du genre, mais au lieu de ça je me suis contentée d’hausser les épaules l’air de dire ‘ben qu’est ce qui te prend mon vieux ?’. Il a grogné une nouvelle fois et s’est redressé ; c’est rare que ça m’arrive mais là j’étais à côté de la plaque, j’ai franchement rien compris. « Eh vous ! Qu’est-ce que vous faites ?! » Quelle surprise, je ne m’attendais pas à ce qu’ils débarquent ici ! Bizarrement, j’avais l’impression qu’il me cachait, je me suis demandée s’il le faisait exprès ou pas ; peut-être pas mais s’il le faisait exprès c’était aussi touchant .. qu’inutile. Je n’aimais pas qu’on se mette en danger pour moi, je ne le méritais pas.

    Il ne manquait plus que ça, des agents du SUNH. Moi tout ce que je voulais c’était remercier mon sauveur, peut-être lui payer un verre s’il était d’accord et qu’il se trouvait des fringues, et rentrer chez moi. Ni plus ni moins. Ah oui et pis savoir pourquoi il m’avait fixé de la sorte. Mais non, en plus de m’être fait courir après par un loup-garou qui voulait me dévorer, il fallait aussi que je gère les types de SUNH. En plus c’était injuste, ce loup-garou là m’avait sauvé, il n’avait absolument rien fait de mal. Je doutais que ces types en aient quelque chose à faire mais bon, moi j’en avais quelque chose à faire. « Va me chercher mon flingue toi reste pas planté là, on va pas le laisser nous sauter dessus ! » Ni une ni deux je me suis montrée et je me suis placée devant lui, levant les mains à la fois pour signifier que je ne représentais pas une menace mais aussi, inconsciemment, dans l’optique de le protéger au cas où ils feraient feu. Même si, comme il faisait au moins deux mètres – au moins – il y aurait de grande chance qu’ils le touchent quand même et que je ne serve à rien, mais peu importe. « Attendez ! Il n’a rien fait ! » les lumières se braquèrent sur mon visage et je reculais d’un pas, portant ma main devant mon visage pour ne pas être éblouie. « Identifiez-vous ! » fit la voix. Je détestais obéir à leurs ordres, mais j’imagine que pour cette fois je n’avais pas le choix. Je n’étais pas en position de faire la fière et de leur aboyer dessus comme j’en avais l’habitude, pas tant qu’ils ne savaient pas qui j’étais. Contrariée, je me suis sentie me raidir et je soupirais, mécontente. « Eve Sullivan. » lâchais-je. La réaction ne se fit pas attendre très longtemps, juste le temps que mon nom fasse tilt et le type qui devait sûrement être le chef à arrêté de braquer la lumière sur moi. « La fille du docteur Moore ? » Je n’ai pas pu m’empêcher de sursauter, choquée comme si j’avais pris une gifle en pleine figure. Je serrais les dents et hochais affirmativement de la tête a contre cœur alors que j’avais de hurler non à plein poumons. Je ne suis pas sa fille je ne le serais jamais, il y avait une raison à mon changement de nom, bande de cons. Précisez au moins ‘fille adoptive’, ce n’est pas si compliqué, promis. Il sembla y avoir un moment de flottement et je restais immobile toujours devant le loup-garou, comme si je servais à quoi que ce soit. « Qu’est ce qu’il s’est passé ? » demanda finalement l’agent du SUNH ; il devait sûrement avoir eu confirmation de mon identité. « Qu’est-ce que vous faites là après le couvre feu et qui est ce loup-garou ? Est-ce qu’il a essayé de vous faire du mal ? » Je n’ai pas pu m’empêcher de secouer la tête, déconcerté par la connerie de sa question. C’est seulement à ce moment que je remarquais que mon jean était plein de poussière et j’avais un peu de sang sur les mains, j’avais du tomber sur un caillou. Bon, on pouvait se poser la question, mais n’importe qui pourrait deviner que je ne défendrai pas mon tortionnaire, non ? Quoi qu’il y avait bien le syndrome de Stockholm … ouais faut croire que la question n’était pas si bête en fin de compte. « Je suis venue récupérer des dossiers, vous pouvez demander à Smith si vous ne me croyez pas. » Quoique, ce salaud serait bien capable de dire que ce n’était pas vrai et tout ça rien que pour m’attirer des ennuis. Heureusement que mes collègues savaient que j’étais partie récupérer les dossiers en questions, s’il y avait une enquête interne du pourquoi du comment j’étais là, au moins je savais que je n’avais – officiellement – rien à me reprocher. En plus j’avais réussi à garder les dossiers sur moi ce qui était un bon point. Bref, il attendait la suite l’autre. « Je me suis faite attaquée par un loup-garou en repartant, et lui » je montrais le loup-garou derrière moi du pouce « il m’a sauvée la vie. Donc vous n’avez aucune raison de l’arrêter, et encore moins de lui tirer dessus. » Bon sang j’étais gonflée des fois. Si ça causait ma perte encore, pourquoi pas, mais la sienne ce ne serait vraiment pas bon.

    J’imagine que j’étais plutôt connue pour mon laxisme envers les loups-garous chez les types du SUNH. C’est vrai que je m’étais engueulée plus d’une fois avec eux parce que je désapprouvais leurs méthodes, et surtout le fait qu’ils appliquaient parfois des sanctions sans le moindre jugement. Ma réputation a sûrement du être la raison du regard attendri – et moqueur surtout – que m’a jeté l’agent du SUNH. Il a sûrement du pensé un truc du genre « regardez là cette petite, toujours a défendre les bestioles ». Ce genre de comportement me mettait hors de moi. Le truc c’était de savoir comment je pourrais bien m’en débarrasser sans mettre en danger le lycan. « Vous venez avec nous, on vous escortera jusqu’à la sortie. » Non merci ? C’était quoi cette sensation bizarre ? Je suis restée silencieuse un moment, je me suis retournée pour regarder le loup et j’ai réalisé que je n’avais aucune envie de le laisser seul. Surtout maintenant qu’il s’était fait repérer par le SUNH maintenant, ça m’étonneraient qu’ils le lâchent aussi facilement. Si ça se trouve c’était juste pour m’éloigner, qu’ils puissent lui faire du mal sans que je ne fasse de scandale. « Sullivan ? » Je me suis retournée vers l’agent, bien loin de bouger, je me suis redressée. J’étais bien décidée à n’aller nulle part. « Ça va aller, je n’ai pas besoin de vous. » C’aurait été bien trop facile qu’il lâche l’affaire de la sorte. Oui c’était rare les mecs qui disaient ‘ ah bah si vous le dites on y va alors’, pour ne pas dire impossible. « Écoutez, je ne peux pas vous laisser toute seule ici, s’il vous arrivait quelque chose votre père – » Non ! Pas mon père. Je me contrôlai tant bien que mal mais j’étais presque sûre que la colère s’échappait par tous les pores de ma peau. Voilà pourquoi je détestais parlementer avec les membres du SUNH et que je préférais les berner, être honnête ne vous rapporte rien du tout décidément. Je lui coupais la parole, trop en colère pour écouter la suite de toutes façons. Il faudrait ruser pour se débarrasser d’eux, et ça je savais faire. Pour manipuler quelqu’un il y a trois principales manières : soit on lui présente un raisonnement qui paraissait – ou qui était – sans failles ; soit on le séduit, soit on lui fait peur. Et je dois avouer que la peur était sûrement celui qui marchait le mieux. « Excusez-moi, quel est votre nom ? » demandais-je le plus poliment possible, la colère se cachant sous le ton affable de ma voix. « W..Wilkins? » il semblait étonné de ma question, c’est vrai que c’était plutôt étonnant que ce soit moi qui lui demande son nom, mais j’allais lui donner la raison bien assez tôt. « Agent Wilkins que pensez-vous que mon père dira si je lui raconte que j’ai été victime de harcèlement policier ? Si vous le connaissez vous savez comme il est. » Je marquais une pause, regardais son visage se décomposer légèrement. Je le comprends, même moi j’avais une trouille bleue du type qui m’avais adoptée, parce que je savais parfaitement de quoi il était capable. J’étais pourtant persuadée qu’il aurait lâché l’affaire, je n’ai pas compris pourquoi cette fois-ci ca n’a pas marché. Il s’est approché de moi et m’a attrapé la main, je fronçais les sourcils. Surprise, je n’ai même pas eu le temps de protester qu’il m’attirait déjà vers la voiture. « Mais lâchez-moi ! » j’avais beau lui aboyer dessus, il ne me lâchait pas pour autant, et j’essayais de récupérer ma main mais en vain. « Je préfère que votre père en ait après moi parce que vous lui mentez, plutôt que parce que vous êtes morte. » ça se comprend, si je mourrais il serait fort capable de devenir dingue, pas parce qu’il m’aime ça non, mais parce que j’étais son singe savant préféré. J’imagine que ce type du sunh avait une conscience, enfin plus ou moins. Je jetais un regard résigné au loup-garou, et c’est seulement là que je remarquais qu’il n’était plus a sa place initiale je clignais des yeux et le temps de me retourner la pression sur mon bras avait disparue, et l’agent du sunh aussi.

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MessageSujet: Re: Run for your life ~ Seven.   Jeu 19 Avr - 22:15

Il était obligé de plisser les yeux le temps que ces derniers ne s’habituent à la lueur aveuglante des lampes des agents. Ses muscles tendus à l’extrême, son corps en son entier prêt à bondir, il guettait le bon moment pour agir. Son regard allait du véhicule, aux abords de la ruelle, aux agents du SUNH, à leurs moindres faits et gestes. Chaque sens en alerte, il prévoyait chaque coup à l’avance avant de s’élancer. Ne pas foncer tête baissée, cela ruinerait tout son plaisir à les faire tourner en bourrique. L’obscurité était avec lui, il pourrait aisément se glisser dans le noir rapidement et discrètement et en attraper un ou deux dans le noir. Leur flanquer une bonne frousse, c’était facile à faire. Il l’avait déjà fait et le nombre d’agents qui avaient faits dans leur froc ne pouvaient plus se compter sur les doigts d’une main depuis bien longtemps déjà. Mais il n’avait visiblement pas prit en compte la jeune femme qui était censée rester derrière lui. En même temps qui aurait imaginé une seule seconde qu’une humaine irait se mettre devant lui, comme elle venait de le faire à l’instant. Elle comptait faire quoi comme ça ? Le protéger ? Laissez-moi rire. C’était une humaine comme une autre, pas un gilet pare balle. « Attendez ! Il n’a rien fait ! » Il émit un grondement de mécontentement, elle se prenait pour qui pour prendre sa défense, des agents comme ceux là il pouvait en bouffer tous les jours au petit déjeuner si ça lui chante. « Identifiez-vous ! » Étrangement le loup-garou resta planté là, derrière elle à attendre la suite des évènements. En même temps en connaissance l’adresse légendaire de certains agents du SUNH si Seven se mettait à bouger de trop ils étaient capable de faire feu et de tirer sur la jeune femme. Autant ne pas l’avoir sauvée des griffes d’un lycan affamé pour rien. « Eve Sullivan. » Le nom sembla résonner à ses oreilles, mais il n’y eut aucun déclic. Je vous l’avais déjà dit, il n’était pas du genre à mémoriser les noms des gens, sauf si ça en valait vraiment la peine. Oui bon, il n’était pas du genre à sauver la vie des gens
non plus mais il le faisait quand même. Il était facilement contradictoire. « La fille du docteur Moore ? » C’est étrange mais le nom Moore lui semblait être connu. Le lycan resta silencieux déjà repartit dans son combat contre ses souvenirs. Mais il du s’arrêter bien vite pour reporter son attention sur ce qui se passait devant lui. La jeune femme se tenait toujours debout et bien droite devant lui. « Qu’est ce qu’il s’est passé ? » Seven se redressa, debout sur ses pattes arrières tout en toisant les agents du SUNH qui gardaient leurs lampes essentiellement dirigées vers lui. « Qu’est-ce que vous faites là après le couvre feu et qui est ce loup-garou ? Est-ce qu’il a essayé de vous faire du mal ? » Parfois on se demandait où ils les recrutaient ces agents là. Vous me direz ce sont peut-être des nouveaux. C’est vrai quoi, il faudrait être nouveau pour ne pas se dire que si un loup-garou se trouve à vos côté et que vous êtes sains et saufs alors il n’a jamais eut l’intention de vous faire du mal. Sinon croyez moi ce serait déjà fait. La jeune femme avait déjà bien de la chance de pouvoir se tenir aussi près de lui. D’ordinaire il garde une certaine distance, mais c’était lui qui s’était approché. Et puis s’il avait vraiment voulu l’attaquer, ils ne seraient pas en train de la questionner. Et elle ne serait pas dans cet état là. À quoi leur servait leur cerveau bon sens. « Je suis venue récupérer des dossiers, vous pouvez demander à Smith si vous ne me croyez pas. » Seven suivait leur conversation, sans quitter du regard les agents, toujours prêt à agir. « Je me suis faite attaquée par un loup-garou en repartant, et lui » Il émit un léger grognement qui fit reculer un des agents lorsqu’ils portèrent leurs regards sur lui. Froussard. « il m’a sauvée la vie. Donc vous n’avez aucune raison de l’arrêter, et encore moins de lui tirer dessus. » Comme si ils allaient l’écouter. Et puis Seven espérait quelque part qu’ils ne l’écoutent pas, qu’ils lui tirent dessus pour voir. Ça lui donnera une bonne raison pour se jeter sur eux et jouer un peu. Car le lycan commençait doucement à s’impatienter. Tout le monde le sait, un loup-garou a très peu de patience. L’animal piétinait presque avant de se remettre sur ses quatre pattes. Allez, rien qu’un petit geste déplacé et il bondit, il n’attend que ça.

« Vous venez avec nous, on vous escortera jusqu’à la sortie. » Murdock tiqua. Un semblant de grimace qui devait être un sourire s’était glissé sur ses babines. Ils allaient agir enfin, il le sentait. Le loup-garou scruta de nouveau les alentours du regard avant de se concentrer sur l’équipe d’agents en face d’eux. Il fallait qu’il en profite. Dès qu’elle sera partie il pourra s’en faire un ou deux juste pour le plaisir avant de rentrer chez lui. Il était sorti pour quoi déjà à la base ? Ah oui s’acheter des clopes. Et il s’était retrouvé à sauver les miches d’une blondinette, à se faire interpeler par le SUNH et à ne pas pouvoir agir derrière le bouclier humain en face de lui. Pourquoi il ne se barrait tout simplement pas déjà ? Ah oui il craignait qu’ils se mettent à tirer et que la jeune femme soit touchée. Mais qu’est-ce qu’il en avait à foutre bordel ! Il ne la connait même pas ! Mais ses pensées disparurent lorsque la jeune femme se tourna vers lui. Croisant son regard, son envie de s’enfuir disparu aussitôt. « Sullivan ? » Merde il lui arrivait quoi à Murdock ?! Elle était chiante cette fille, d’une part elle avait cette odeur particulière qui lui rappelait quelque chose dont il était incapable de se souvenir et en prime elle le faisait agir anormalement. Sauver des vies c’était pas son truc. « Ça va aller, je n’ai pas besoin de vous. » Ils allaient insister fallait pas se leurrer. « Écoutez, je ne peux pas vous laisser toute seule ici, s’il vous arrivait quelque chose votre père – » Ils n’allaient pas se mettre à parler de sa famille non ? Si ? On est où là merde ! L’avantage c’est qu’avec tout ça ils commençaient doucement à m’oublier. Malgré les lumières braquées sur moi, ils ne prêtaient plus attention à mes faits et gestes. Erreur de débutants. Ils allaient s’en mordre les doigts le moment venu, enfin, s’ils leur resteront des doigts. « Excusez-moi, quel est votre nom ? » « W..Wilkins? » Oh elle n’allait pas se mettre à faire pression sur lui ou à négocier ? On en avait pour toute la nuit. Pourquoi il ne s’enfuyait pas déjà ? « Agent Wilkins que pensez-vous que mon père dira si je lui raconte que j’ai été victime de harcèlement policier ? Si vous le connaissez vous savez comme il est. » Le loup-garou se retint de lâcher un profond soupir. Son regard fut immédiatement braqué sur l’agent qui s’approcha de la jeune femme. Sur ses gardes, ses muscles se crispèrent tandis que le poil de son échine se hérissait. Et lorsque sa main se posa sur le poigner de la jeune Sullivan, Seven se retint de lâcher un grognement. Non, il ne fallait pas qu’il se fasse remarquer, c’était la diversion parfaite. Ils allaient l’emmener et il allait pouvoir se barrer et retourner fumer sa clope chez lui. Bon plan. « Mais lâchez-moi ! » Murdock avait disparu dans le noir, les lampes des agents n’éclairants plus qu’une impasse vide. Rentrer chez lui, bon plan. Pourquoi diable était-il toujours là alors ? Lorsqu’il entendit la jeune femme et qu’il aperçut l’agent resserrer sa poigne il ne put se retenir. « Je préfère que votre père en ait après moi parce que vous lui mentez, plutôt que parce que vous êtes morte. » C’était le moment où jamais. Debout sur le toit du véhicule et à l’abri de tous les regards il se saisit de l’agent qu’il happa dans l’obscurité. L’homme étouffa un cri de surprise qu’il n’eut clairement le temps de pousser alors que le lycan plantait ses crocs dans sa gorge. « Attention là haut ! » Les lumières se braquèrent sur le toit du véhicule et sur Seven qui bondissait déjà dans le noir. « On l’a perdu putain, grouille toi de le retrouver ! » La panique les envahissait et Murdock se délectait de leur peur. C’était toujours plaisant de sentir la peur envahir les gens. L’affolement les faisait agir n’importe comment, c’était drôle à voir. L’animal les fit tourner en bourrique un moment sautant d’un toit à un autre ne laissant à leurs faisceaux de lumières qu’apercevoir un bout de fourrure. Jusqu’à ce qu’il revienne vers le véhicule et qu’il apparaisse entre la jeune femme et un agent déjà prêt à emmener la demoiselle en sécurité. Le loup-garou grogna, ses crocs maculés de sang menaçant ouvertement l’agent qui se mit à trembler comme une feuille. Mais comme frappé par le courage il tendit son bras vers Eve pour la saisir et l’emmener. Erreur fatale. Les crocs du loup-garou transpercèrent la chaire de l’agent qui poussa un hurlement et d’un coup sec l’animal arracha le bras. Il saisit l’homme par le cou et le balança plus loin comme une poupée de chiffon. L’affolement commença enfin à les faire agir stupidement, ils se mirent à tirer en sa direction. La lycan poussa un long râle en leur direction avant de se retourner vers la jeune femme. Il ne savait pas pourquoi il faisait tout ça, mais il ne pouvait pas s’en empêcher et ni la laisser se faire tirer dessus par ces crétins. Ni une ni deux et sans lui demander son avis -et sans aucune douceur- il se saisit de la jeune femme et l’enveloppa de ses bras musclés. La collant contre son torse afin de la protéger des balles il s’élança dans l’impasse alors que les balles fusaient de tous les côtés. D’un seul bond il sauta au dessus du mur et étouffa un grognement lorsqu’une balle transperça sa chaire. S’en suivie d’une deuxième qui le fit froncer le nez avant qu’il n’atterrisse sur le sol et qu’il court encore quelques mètres dans le labyrinthe des ruelles sombres et sales du district. Il finit par s’arrêter et déposer la jeune femme, écoutant attentivement afin d’être certain qu’ils n’étaient plus suivis.

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MessageSujet: Re: Run for your life ~ Seven.   Ven 20 Avr - 20:25

    J’ai beau en côtoyer tous les jours et avoir eu le meilleur exemple au monde, je m’étonnais toujours de la force des loups-garous. Ils n’étaient pas des prédateurs pour rien, le pire c’est que peu importe a quel point ils sont imposants, ils arrivent quand même à se déplacer vite et silencieusement. C’est pour dire, quand le loup est parti, je ne l’ai pas entendu, pas le moins du monde. J’étais peut-être trop occupée à aboyer sur l’agent du sunh mais je n’avais pas remarqué du tout qu’il était parti, ni même qu’il avait bougé. Ce genre de capacité était littéralement impressionnant, et aussi un tant soit peu contraire à la logique, non ? C’était aussi pour ça que les loups-garous étaient des créatures fascinantes. La facilité avec laquelle il a soulevé Wilkins du sol était déconcertante, comme si ce type ne pesait rien. Au passage, heureusement que l’agent avait pensé à me lâcher le bras où il y aurait eu de grande chance que je parte avec. « Attention là haut ! » Non, sans blague ? Moi qui pensais que Wilkins avait décidé de nous montrer qu’il savait voler ! Je ne bougeais pas d’un centimètre. Vous voulez savoir pourquoi ? Tout simplement parce que, au final, je n’avais pas peur du loup-garou, j’avais bien compris qu’il ne me voulait pas de mal, ce n’était pas maintenant – surtout avec le buffet SUNH à volonté – qu’il allait m’attaquer moi. Et tout comme les agents du SUNH, j’essayais de le suivre du regard, mais il bondissait vitesse grand V, si bien qu’il paraissait être partout et nulle part à la fois. J’étais complètement larguée. Mais c’était plutôt cool en fait. Oui j’ai conscience qu’il était en train de déchiqueter des gens mais bon en même temps, j’étais mal placée pour juger qui que ce soit, moi aussi j’en avais du sang sur les mains, ça se voyait moins c’est tout. « On l’a perdu putain, grouille toi de le retrouver ! » Même moi, sans instincts ni autre détecteur particulier, je pouvais voir qu’ils paniquaient, pour des professionnels, on aurait dit les gens dans les films d’horreur qui voyaient un loup-garou pour la première fois. Evidemment, ce devait être un jeu d’enfant pour lui de s’attaquer à eux, surtout s’ils ne se reprenaient pas au plus vite. Personnellement je ne savais pas trop où donner de la tête, mais en même temps ce n’était pas comme si je pouvais – ou voulais ? – faire quelque chose, je me contentais de regarder, à peine choquée par le sang. J’imagine que c’est juste question d’habitude, et puis après avoir pratiqué des autopsies on développe une certaine tolérance. En tout cas c’est ce que j’aurais aimé dire. Parce que même si j’avais l’habitude du sang, des morts et de la violence, je n’avais pas encore l’habitude de voir des gens se faire déchiqueter comme des bouts de papiers. Après tout, ceux que je voyais en général, ils étaient déjà morts. Non franchement, j’avais de la chance qu’il ne me veuille aucun mal.

    J’étais désorientée en fait, ca devait expliquer que, bien malgré moi, je sursautais quand le loup-garou atterrit près de moi. Cette fois encore je ne l’avais pas vu venir du tout. Je clignai des yeux et me demandais ce qu’il fichait là quand je remarquais cet agent du sunh, tout seul, qui me regardait. Nos regards se sont croisés, il avait l’air absolument terrorisé. Ce qui était plutôt compréhensible en fait ? Et là, quelque chose de bizarre s’est produit, il a tendu son bras, sans doute pour m’attraper et m’emmener en lieu sûr. Mais il était fou de faire ça ? Il n’avait pas encore compris que la personne qui était en danger ce n’était pas moi, c’était lui ? Si le loup-garou avait voulu me tuer, il n’aurait déjà fait qu’une bouchée de moi, et en moins de deux même. C’était surprenant, quand même, que le type du sunh pense à essayer de me mettre en sécurité alors que lui et ses camarades étaient de toute évidence en position de faiblesse ; même en état de mort imminente en fait. Dans un sens, ca m’a même choquée, et puis ça a même failli légèrement remettre en cause ma vision du sunh. Même si, en même temps, ça ne voulait rien dire du tout. Parce que moi j’étais humaine, il devait peut-être penser que c’était son devoir de me sauver ou je ne sais quoi, mais tant que je n’avais pas vu son comportement envers les loups-garous, je ne pouvais pas vraiment dire s’il était différent ou pas. Mais son acte m’avait quand même étonnée. De toute façon, ça n’avait plus la moindre importance, puisqu’il a à peine eu le temps de tendre le bras vers moi que le loup-garou l’a mordu et le lui a arraché. Malgré moi, je fis un bond en arrière quand un peu de sang m’a éclaboussé le visage ; au même moment, le corps de l’agent du sunh atterrissait quelque part où je ne le vis pas. Encore une fois, j’étais plus surprise qu’effrayée. C’est seulement quand ils ont commencé à tirer que j’ai eu peur ; ils étaient dans un tel état de panique que je me suis dit que j’avais de grande chance d’être touchée par au moins une balle. Et argent ou pas argent, y’avait de fortes chances que ce soit mortel au moins pour moi, et que ça blesse un minimum le loup-garou. En bref mon instinct de survie me hurlait de me barrer de là en vitesse grand V. C’est a peu près a ce moment là que le loup s’est retourné vers moi, je crois que j’avais une de ces têtes d’ahurie, j’avais envie de froncer les sourcils, pas sûre de ce qu’il avait derrière la tête, mais au lieu de ca je me contentais de le fixer avec cet air étonné qui semblait gravé sur mon visage depuis que la violence avait éclatée. Honnêtement j’ai cru qu’il s’était retourné pour me regarder genre ‘désolé mais c’est là qu’on se sépare’ et pas tout pour m’attraper. Pourtant c’est ce qu’il a fait, sans le moindre ménagement il m’a attrapée dans ses grosses pattes et m’a collée contre lui.

    C’est à ce moment-là que j’ai compris qu’il voulait me protéger des balles. Ce que je ne comprenais pas par contre, c’était pourquoi il continuait de me protéger de la sorte. Est-ce que je le connaissais ? C’est vrai qu’il y avait bien une paire de loup-garou qui aurait accepté de me sauver, certains que je sauvais faisaient exprès de me retrouver et de venir me voir après coup pour que je sache qu’ils allaient bien, et parfois même inversement pour savoir si je n’avais pas eu d’ennuis à cause d’eux. Il y en avait certains, bien sûr, que je ne revoyais jamais, mais je ne leur en voulais pas. Après tout, il arrivait que je sois obligée d’expérimenter sur eux avant de trouver l’occasion de les sortir de là et des fois j’étais obligée de les droguer pour qu’ils ne me sautent pas à la gorge à la moindre occasion. Il était clair que ce loup là n’était pas de ceux là. Mais franchement, si je le connaissais il me l’aurait fait savoir dès le départ, non ? Seulement dans ce cas, si on ne se connaissait pas, pourquoi faisait-il tout ça pour moi ? Je n’arrivais pas à comprendre, et bordel ce que c’était agaçant. Même contre lui, je réussi à me replier un peu sur moi-même, honnêtement j’essayais encore d’oublier l’image du bras qui se détachait du corps de ce type comme si les bras en général n’étaient retenus que par des fils super fragiles. Je grimaçais en y repensant. Le pire c’est que ce n’était pas vraiment la mort du type qui m’avais choquée, mais plutôt le fait que je l’avais vue à quelque mètre de moi. Ca devait réveiller des vieux souvenirs enfouis. Le problème c’est qu’ils étaient enfouis c’était pour une bonne raison.. J’avais l’impression d’être minuscule dans ses gros bras de loup-garou ; Mais surtout, je me suis sentie bien trop vulnérable à mon gout. Je n’ai pas l’ouïe d’un loup-garou, mais tout contre lui il me fut facile d’entendre lui bruit des balles qui l’atteignaient. Deux, peut-être trois. A chacune d’elle, je sursautais, une grimace de douleur s’affichant sur mon visage par pure empathie. Je détestais que des gens soient blessés à cause de moi, mais c’était encore plus insupportable quand ils étaient blessés pour moi. « T’aurais dû me laisser là bas et t’enfuir. » marmonnais-je, bien consciente qu’il m’entendrait parfaitement. Je ne sais pas trop pendant combien de temps il a couru, je n’avais plus trop la notion du temps à vrai dire. Je me contentais de rester silencieuse et immobile, absente, dans ses bras. Ne penser à rien était en fait extrêmement bénéfique, aussi je me passais parfaitement bien de me demander ou on allait et ce qui allait se passer par la suite. Ce n’était pas comme si je pouvais faire quoi que ce soit maintenant de toute façon. Il a finit par s’arrêter à un moment, et il m’a reposée sur mes pieds avec autant de ménagement qu’il m’avait soulevée; c’est-à-dire aucun. Il est reste silencieux, pas un grognement, rien. A en juger par ses oreilles, je déduis qu’il devait surement vérifier qu’il n’y avait personne ici. Honnêtement ca m’étonnerais de un qu’ils nous retrouvent et de deux qu’ils essaient de nous – lui – courir après tout ca. Quoi que. J’en savais rien en fait, mais j’étais à peu près sure qu’ils n’allaient pas nous retrouver de si tôt. Je restais silencieuse pendant un moment cependant. Je ne sais pas trop si c’était pour ne pas le déranger ou si c’était pour mon propre bien. Heureusement qu’au niveau de ma santé mentale, c’était déjà bien endommagé. J’étais presque sure que ces événements n’allaient pas me traumatiser outre mesure en fait. J’en avais trop vu. « Euh.. » Commençais-je avant de m’arrêter tout net. Que dire a un loup garou qui vient de commettre un massacre devant vos yeux ? Bonne question; quelqu’un devrait écrire un bouquin la dessus. « Vous êtes blessé. » Ai-je finit par dire – et non ce n’était pas une question –; constatant que j’avais dit ca d’une toute petite voix, je me suis raclée la gorge, me redonnant une certaine contenance, et j’ai fait l’effort de me tenir bien droite. « Faudrait que vous vous transformiez que je puisse y jeter un œil. » Et vite fait si possible. Que je puisse rentrer chez moi prendre une bonne douche et câliner Friedrich et oublier tout ça au plus vite.

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MessageSujet: Re: Run for your life ~ Seven.   Jeu 10 Mai - 14:05

« T’aurais dû me laisser là bas et t’enfuir. » Même si ça n’avait été qu’un murmure il l’avait entendu. Et étrangement il avait pensé la même chose. Il n’arrivait pas à comprendre le pourquoi du comment. À savoir pourquoi il l’avait sauvé, pourquoi il l’avait protégée des agents du SUNH. Pourquoi il l’avait amené jusqu’ici. Seven n’a jamais été un homme qui se souciait du sors des autres. Il n’était pas du genre à sauver les humains qui trainaient dans les rues malfamées du district. Il avait plutôt tendance à passer son chemin, à ignorer leur détresse et à penser à ce qu’il allait faire en rentrant chez lui. Pourtant il lui arrivait parfois d’avoir ces élans d’empathie. De sauver des vies sans raisons quelconques. Et ça l’énervait toujours au plus haut point. Donc oui, il aurait du la laisser avec le SUNH, les laisser l’emporter loin de lui et la mettre en sécurité. Et fuir. Non attendez, fuir ? Il ne fuit jamais sans se battre un minimum. Qu’il la laisse d’accord, mais qu’il s’enfuit sans se battre. Ça jamais. Le plus incompréhensible était donc le fait de l’avoir embarquée avec lui. Et la question principale, qui revenait sans cesse, qui était-elle pour qu’elle le hante de la sorte. Il n’arrivait pas à se rappeler et il avait cette désagréable impression d’avoir des brides de souvenirs qui voulaient pointer le bout de leur nez, sans succès.

Il s’arrêta dans une ruelle, à deux pas de chez lui. Inconsciemment il était rentré au bercail, la meilleure planque, lorsqu’il échappe au SUNH. Ils ont toujours tendance à se perdre lorsqu’ils cherchent après sa demeure. Une fois la jeune femme déposée sans aucune douceur -pourquoi devrait-il le faire avec douceur de toute façon ?- il écouta attentivement. Il n’entendit que le son de loups-garous fouillant les poubelles, de rires gras au coin d’une rue et divers autres bruits habituels à ceux que l’on peut entendre en pleine nuit. Ils n’allaient surement pas venir les chercher jusque là, à moins que cette fille soit très importante pour eux, mais il en doutait. Dans tous les cas, ils avaient le temps pour que, Seven rentre chez lui, et la jeune femme rentre de même à son domicile. Allez, chacun rentre chez soi et cette nuit ne sera qu’un vieux souvenir. Lorsqu’il s’apprêtait à s’éclipser, elle ouvrit la bouche. Lui qui penser ne plus l’entendre suite à tout ce qu’elle avait vu jusqu’ici. Souvent les gens restaient pétrifiés ou se barraient en courant. Pas elle. « Euh.. »» Son regard se posa sur elle, ses babines frémirent. « Vous êtes blessé. » Il se redressa quelque peu surpris. Il en avait oublié les balles qui avaient réussies à le toucher. Il sentait une légère douleur dans l’omoplate et dans le dos mais n’y prêtait guère attention jusqu’à maintenant. Oui bon c’était pas grand-chose, il allait pas s’écrouler sur le sol et faire le mort. Ce n’était pas non plus la première fois qu’il se faisait toucher, comme beaucoup de loups-garous dans le District, malheureusement. « Faudrait que vous vous transformiez que je puisse y jeter un œil. » Il lâcha un grognement. Elle voulait le soigner ? Et puis quoi encore ! Pourquoi ne partait-elle simplement pas. Il pouvait se démerder tout seul. Il n’avait pas besoin de son aide, elle pouvait partir maintenant. Le plus étrange dans tout ça c’est qu’il voulait qu’elle reste. Peut-être pourrait-il en apprendre plus sur elle, pas que ça l’intéresse tellement, mais pour savoir pourquoi elle l’intrigue tant que ça. Oui, peut-être aurait-il des réponses si elle restait et s’il se laissait soigner. Sa mine renfrognée à l’idée de se faire soigner quitta son visage. Le loup-garou lâcha un profond soupir et sans demander son reste il s’approcha de Eve et la souleva. D’un bond quelque peu maladroit il grimpa sur le toit des maisons en taules, rappelant des bidonvilles. Il marcha un moment sur ces toits de fortunes, le bruit des taules résonnant dans les rues vides et sombres. Il finit par descendre lourdement dans une rue faiblement éclairée. Il posa Eve, plus doucement sur le sol, mais finalement pas par préoccupation du bien être de la jeune femme, mais plutôt en raison de la douleur qui s’élançait dans son épaule. Il ne s’en plaignit cependant pas et silencieusement, il s’approcha d’une bâtisse semblable à un vieux garage désaffecté.

Le loup-garou souleva le lourd rideau en fer. L’avantage de cette ouverture c’est que seul un lycan pouvait l’ouvrir. Normalement automatisée, il y a bien longtemps que le mécanisme d’ouverture ne fonctionne plus. Il faut donc une certaine force pour pouvoir l’ouvrir. Une fois le rideau ouvert, Seven disparu dans l’obscurité de la pièce, laissant la jeune scientifique seule dans la ruelle. Cela ne dura que quelques secondes, assez pour qu’il trouve un jean qui trainait dans un coin de la pièce. Trouver un jean dans une pièce plongée dans le noir n’est pas chose facile. Reprendre forme humaine le fit grimacer de douleur. Il sentait d’avantage les ravages causés par les balles tirées par les agents du SUNH. Une fois le jean enfilé il alluma la lumière. Le rez-de-chaussée était assez simple et lui servait d’entrée comme de garage. Une vieille voiture se reposait sous un grand drap couvert de poussière aux côtés de sa moto qu’il utilisait surtout pour son travail. Un vieux canapé troué trônait de l’autre côté de la pièce ainsi qu’un frigo surement rempli de bières. L’étage était accessible pas un monte charge toujours opérationnel qui servait à monter les voitures. Le jeune homme passa une main dans ses cheveux déjà ébouriffés. Il restait encore du sang séchés sous ses ongles, sa peau était couvertes de diverses cicatrices plus ou moins visibles. Un bleu au niveau des côtes, vestiges du loup-garou qui avait poursuivit la blondinette, disparaissait déjà. Il posa son regard sur la jeune femme et grommela. « Venez » Avant de racler sa gorge. Il l’invita donc à entrer, et une fois à l’intérieur il ferma le rideau de fer dans un bruit assourdissant. Dos à elle, l’on pouvait apercevoir les impacts des trois balles qui avaient pénétrées sa chaire. D’autres cicatrices anciennes étaient perceptibles, souvent l’œuvres de griffes d’autres loups-garous, empreintes des nombreux combats qu’il a pu effectuer. Il se retourna vers la jeune femme et indiqua une table quelque peu bancale où se trouvait une boite à l’origine blanche, posée dessus. « Devrait y avoir de quoi soigner là dedans » Le tout en ronchonnant, comme à son habitude.

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MessageSujet: Re: Run for your life ~ Seven.   Mer 23 Mai - 2:19

    Décidément je ne comprenais absolument rien à rien au comportement de ce loup-garou. Déjà à la base, je ne comprenais pas du tout pourquoi il m’avait sauvée, heureusement qu’il l’avait fait bien sûr, mais pourquoi c’était la question qui me trottait dans la tête. Un peu comme si je me baladais avec un gros point d’interrogation au dessus de la tête. Après tout ce n’était pas comme s’il s’était bagarré avec l’autre pour lui piquer son casse-croute, non c’était vraiment pour me sauver. Déjà là je me demandais pourquoi diable il avait fait ça. Mais en plus, j’avais du mal à piger pourquoi il ne m’avait pas laissée me débrouiller avec le sunh, parce qu’il aurait dû, et s’il l’avait fait ni lui ni moi n’aurait été blessé au final. Bon, en même temps j’imagine que pour un lycan, c’est toujours sympa d’arracher des bras de sunh et de manger à l’œil, mais tout de même – pourquoi c’était si facile a accepter au fait ? – Enfin bref, il a quand même été jusqu’à se faire tirer dessus à cause moi tout de même ! C’est quand même pas rien. Et j’avais beau y repenser, ça n’avait pas vraiment de sens. A moins que ce soit un loup-garou justicier, une sorte de batman garou ? Nan, ça m’étonnerait fort. Enfin bref, après m’avoir reposée par terre comme un sac de patates, et après le – long – silence qui s’était installé, j’ai fini par reparler. Non, parce que ce n’était pas mon genre de la fermer comme ça. Et puis j’avais bien comprit qu’il avait été touché, c’était peut-être rien pour lui, peut-être qu’il avait l’habitude, mais moi ça m’emmerdait qu’il ait été blessé pour moi. La moindre des choses c’était de l’aider en retour. Sauf que quand je lui ai proposé de le soigner, il s’est mis à me grogner dessus comme si je le faisais chier avec mes conneries. Ou alors il ne me faisait pas confiance, ce qui serait compréhensible. En tout cas je ne méritais pas de me faire grogner dessus de la sorte, tout ce que j’avais fait moi, c’était de proposer de l’aider, j’avais un peu de mal à voir où était le mal là-dedans. Non mais, comment ça marche dans sa tête ? J’aurai bien voulu connaître le cheminement de sa pensé, tiens. En tout cas j’avais vraiment bien fait de faire de la biologie, c’était bien moins compliqué. Et puis sans prévenir, il m’a encore attrapée pour m’emmener dieu sait où. Je ne pris même pas la peine de protester, ça aurait servit a rien de toutes façons. N’empêche, faudrait peut-être l’informer que j’ai des jambes et que je sais marcher. C’est vrai que je suis plus lente qu’un loup-garou et que je ne peux pas sauter de toit en toit comme lui mais bon, il paraît que la patience est une vertu, tout ça, tout ça. On aurait pu faire un petit détour terrestre quand même. Encore une fois, je n’ai même pas pris la peine ni de lui demander où on allait, ni de me le demander a moi-même. De toute façon ça n’aurait servi absolument à rien et il n’aurait même pas pu répondre alors bon. Et puis c’est que c’est borné un loup-garou en plus. Donc autant ne pas poser de questions inutiles. Il a fini par me reposer, un peu plus doucement cette fois – encore une fois pourquoi ? –, devant un grand bâtiment que je n’avais encore jamais vu auparavant. C’est quand il a ouvert un rideau de fer que j’ai compris que ça devait être là qu’il vivait.

    Non mais, attendez, il n’est pas censé être électrique ce truc ? Je restais ébahie – impressionnée ouais – pendant une fraction de secondes. Bordel il en avait du pot d’être aussi fort quand même ! J’ai comprit de moi-même qu’il valait mieux que j’attende dehors, même si je n’ai pas trop pigé pourquoi, et que ce ne me plaisait pas vraiment de rester toute seule dans une ruelle où je n’avais – il me semblait – jamais mis les pieds. Mais c’était chez lui, alors je n’allais certainement pas entrer sans y être invitée. Non, non, je ne suis pas un vampire ni rien de ce genre, c’est juste que je préférai respecter les territoires des loups-garous, en général. Non seulement ça s’énerve pour un rien un lycan, mais en plus même moi j’aurai pété un câble si on était rentré chez moi sans ma permission. Bon, c’est clair et net que je fais moins peur, mais tout de même. Je ne suis pas particulièrement patiente, mais heureusement il est revenu assez rapidement, sous forme humaine cette fois et à moitié habillé aussi. Je clignais des yeux, et me sentit froncer les sourcils malgré moi, encore une fois surprise par son comportement. C’est pour ça qu’il m’avait fait poireauter dehors, alors ? Un loup-garou pudique, ben voyons. J’aurai vraiment tout vu. Enfin ça m’arrangeait, j’en avais un peu marre de voir des gens à poil toutes les cinq minutes alors quand je pouvais en voir avec des habits c’était toujours sympa. N’empêche que ce mec était une énigme, et quand ma curiosité était enclenchée ce n’était vraiment pas évident de l’arrêter. Chassez le naturel et il revient au galop quoi, le moteur d’un scientifique dans mon genre c’est surtout la curiosité. En gros, il ne savait pas ce a quoi il allait devoir faire face, pour le coup. Bien sûr j’attendrai un meilleur moment pour le questionner. Je profitais qu’il soit sous forme humaine pour l’observer. Honnêtement, j’ignore à quoi je m’attendais qu’il ressemble, mais franchement je m’attendais au moins à ce qu’il soit l’une de mes connaissances. Au moins j’aurais pu comprendre pourquoi il aurait été aussi loin pour me protéger. Mais je ne savais pas qui c’était, je ne le connaissais absolument pas. Ce n’était pas un des loups que j’avais fait évader, ni même un que j’avais pu croiser au district un jour. Ce qui rendait mon sauvetage encore plus mystérieux. Mais il me rappelait quelqu’un quand même. Je le détaillais sans la moindre discrétion, sans même y faire attention ; Pas parce qu’il est physiquement beau – bien qu’il le soit carrément, oui bah j’ai des yeux hein – mais surtout parce qu’il me faisait penser à quelqu’un que je connais, enfin que je connaissais. Il lui ressemblait à lui. Et c’était franchement bizarre. Je réalisais qu’il s’était passé 10 ans quand même. Du coup j’essayais de m’imaginer à quoi il aurait ressemblé avec dix ans de plus au compteur et bizarrement j’étais persuadée qu’il aurait pu ressembler à ce type. Ça aurait pu être lui. Mais en même temps, moi avec dix ans de plus ça n’avait rien à voir avec ce à quoi je ressemblais avant, sauf que c’était différent pour tout le monde, non ? Alors pourquoi pas ? Peut-être que je voulais tout simplement que ce soit lui et que je voulais m’en convaincre, c’était possible aussi, j’étais tellement douée pour mentir que j’aurais tout aussi bien pu finir par me mentir à moi-même.

    Je fronçais les sourcils tandis que je passais en revue son visage, pour en avoir le cœur net, comparant ce que je voyais à mes souvenirs. Les yeux, c’était les mêmes ou presque, je m’en rappelais très bien, de ses yeux. Les cheveux aussi, bien qu’un peu plus foncés que dans mes souvenirs. La forme de son visage était la même, il avait juste les traits plus durs, et son visage était fermé. « Venez » grommela-t-il, et j’ai presque failli sursauter. Je me serais presque attendue à ce qu’il me gueule dessus parce que je le fixais trop. Heureusement, s’il l’a remarqué, il n’a rien dit. J’espérais quand même qu’il n’ait pas fait attention du tout et j’entrai chez lui sans rien dire, je me suis même surprise à être frustrée, parce que je n’avais jamais entendu sa voix et que je n’avais donc aucun moyen de comparer les deux. Il se racla la gorge, me sortant de mes pensés, avant de fermer le rideau encore une fois avec une aisance insolente. Ça va, on a comprit que t’es un loup-garou super balaise. C’était comme si il ne sentait même pas la douleur des balles, pourtant je pouvais clairement voir les plaies qui saignaient légèrement. Je remarquais aussi des tas de cicatrices, et je du vraiment me faire violence pour ne pas lui poser de questions. La curiosité est un vilain défaut, ouais je sais, mais j’y peux rien je suis comme ça. J’aurais bien aimé savoir comment il s’était fait tout ça. En même temps il n’avait pas l’air du mec le plus prudent du monde en ce qui concerne sa santé et sa sécurité. Mais je voulais quand même savoir. « Devrait y avoir de quoi soigner là dedans » finit-il par lâcher en me montrant une table avec ce qui ressemblait à une boîte à pharmacie dessus. A mon avis il ne devait pas l’utiliser bien souvent. J’hochai la tête et lâchais un « D’accord. » tout à fait neutre avant de me diriger vers la table sans attendre. Je n’ai pas cependant pu m’empêcher d’avoir un petit sourire en coin en l’entendant ronchonner comme un petit vieux. C’en était presque mignon, quand on oubliait qu’il avait arraché des bras devant moi. J’ouvrai la boîte et farfouillai dedans, priant pour qu’il y ait une pince, aussi petite soit-elle, juste pour ne pas avoir à y aller avec les doigts. Soulagement immédiat, il y en avait une. Je me demandais combien de fois j’avais du faire ce genre de trucs tandis que je sortais un à un ce dont j’avais besoin, de la gaze oui ca c’est bon, du désinfectant – même si je n’avais jamais vu de loup-garou avoir une infection auparavant, on est jamais trop prudent – et une moue se dessina sur mon visage en constatant qu’il était toujours près du rideau de fer. « J’ai tout ce qu’il me faut sauf le patient. » Lâchais-je, un air amusé sur le visage, tandis que je lui fis signe de venir s’asseoir près de moi. Franchement, non franchement là, moi je suis humaine, mais des fois les loups agissaient avec moi comme si j’avais le gabarit de Hulk. Je peux vous promettre que je n’ai jamais mordu personne auparavant. Je me serais presque attendu à ce qu’il ronchonne en venant s’asseoir mais il n’en fit rien – a moins que je n’aie pas entendu. Bon, c’était le moment que je n’aimais pas beaucoup ; charcuter des gens c’était jamais bien agréable en même temps. « Au fait, encore merci. » Pas la peine de préciser pourquoi, il comprendrait bien lui-même. Pas la peine non plus d’expliquer que le sunh n’aurait jamais osé me faire du mal, c’aurait été trop long à expliquer. Bref, pas la peine d’essayer de retarder l’échéance, quand faut y aller, faut y aller hein. Comme un pansement, songeais-je et je décidai de m’attaquer à l’omoplate en premier. Sans plus attendre je posais mes mains sur son épaule pour écarter la plaie et y introduire la pince, grimaçant tout du long. « Et sinon ça vous arrive souvent de jouer à Batman ou ça vous a prit là ? » finis-je par demander, juste pour faire diversion, et puis aussi pour arrêter de penser que j’étais en train de fouiller une plaie ouverte. Surtout que s’il répondait oui à ma question, au moins je saurais pourquoi il m’avait sauvé moi.

Je savais pas trop comment finir xD du coup j’ai écrit ça et c’est nul. ^^’’

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